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Mes passions

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Quatrième de couverture :
Le château de Balbuzard, à quelques kilomètres de Tours.
L'aventure d'une vie pour Richard et Jeanne qui transforment ce bijou de la Renaissance en hôtel. Un véritable succès : en quinze ans, il devient le lieu de villégiature incontournable. Une aventure portée par la force de leur couple, et leur lien avec leur petite fille.
Pourtant, il suffira que Richard croise Isabelle, son amour de jeunesse, pour que tout bascule…
Ce que j'en ai pensé :
Richard et Jeanne ont rénové avec enthousiasme leur vieux château du Balbuzard pour en faire un petit bijou de la Renaissance au milieu d'un parc de trois hectares, ils ont fait construire dans le parc de petits pavillons cachés par la verdure qui permettent à leur clientèle de se reposer dans le luxe et la verdure. Leur enthousiasme, au bout de quinze ans, est toujours aussi vif avec des projets toujours nouveaux. Heureux parents d'une petite fille de dix ans, leur entente a été faite de franchise et de respect jusqu'à ce qu'Isabelle réapparaisse dans la vie de Richard. Isabelle, le grand amour de sa jeunesse, qu'il n'a jamais vraiment oubliée, et tout est remis en question.

Une histoire de famille racontée par Françoise Bourdin où se mêlent les sentiments, les regrets, l'amitié, les émotions. Si le début du roman ne m'a pas particulièrement plu j'en ai bien aimé la suite. J'ai passé un bon moment au milieu de la nature avec le jardinier qui ne vit que pour ses plantations, entouré de personnages plus ou moins attachants. Un peu de romantisme de temps en temps rend la vie agréable surtout si l'histoire se termine comme vous le pensiez. (Challenge amoureux)

Quatrième de couverture :

"Je voulais dire à mon grand-père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être par l'écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là".

Ce que j'en ai pensé :

Le narrateur est un garçon qui aimerait bien devenir écrivain. En attendant l'inspiration il travaille comme veilleur de nuit dans un hôtel. Son grand père meurt sans qu'il ose lui dire son affection. Sa grand-mère, après un petit incident, est mise dans une maison de retraite contre son gré, ses parents supportent mal leur statut de jeunes retraités et sa mère sombre dans la dépression. Un jour sa grand-mère s'enfuit de la maison de retraite, elle adresse à son petit-fils une carte de Paris, il part à sa recherche.

Je suis restée sous le charme de "La Délicatesse" et j'attendais avec beaucoup d'impatience ce nouveau roman de David Foenkinos.
Cette histoire raconte la vie d'un jeune écrivain qui vit dans la crainte de son avenir, d'une grand-mère qui se résout à être placée dans une maison de retraite afin que ses enfants aient l'esprit tranquille et ne se fassent pas de soucis, de parents qui ont peur de leur nouvelle vie ensemble "à la retraite". Ce récit familial alterne aves les souvenirs de personnes connues ou anonymes. La vie de trois générations qui défile, la retraite avec ses compromis, la santé qui se détériore, la tristesse du vieillissement, les rapports entre générations, les souvenirs douloureux. Une grande solitude perce de ce récit très mélancolique. Un roman qui, sans me déplaire vraiment, ne m'a pas passionnée.

Quatrième de couverture :

Elle, c'est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré des fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s'engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamiques, et déteste que des marmots salissent les sièges en cuir de sa voiture de sport. Ces deux-là peuvent-ils s'aimer ? Et si, malgré l'abîme qui les sépare, ils s'attachent l'un à l'autre, sauront-ils vivre une relation décomplexée qui fera fi des conventions et des barrières sociales ? Après l'immense succès du Mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti met en scène un nouveau couple loufoque et improbable pour mieux brocarder les injustices sociales et rire de l'éternelle guerre des sexes dans un roman enlevé, drôle et caustique
Ce que j'en ai pensé :
Elle, c'est Mariana, elle élève seule ses deux jeunes enfants et a régulièrement des fins de mois difficiles. Professeur d'arts plastique à mi-temps elle consacre son temps libre à ses enfants.
Lui, c'est Janne, il a un travail lucratif, il roule en Lamborghini, fréquente les bons restaurants et attire les femmes, il n'apprécie pas les enfants qu'il trouve en général trop turbulents.
Leur brutale rencontre va-t-être le début d'une relation ? Leur brève étreinte peut-elle rester sans conséquence ? Mariana se heurte à la réalité de la vie, chaque jour il lui faut trouver un moyen de nourrir Bella et Billy et assurer leur bien être, bien souvent à son détriment. Une situation que Janne a du mal à comprendre lui qui ne sait comment entamer sa fortune. 
Nous voici dans la même situation que dans le Mec de la tombe d'à côté, deux êtres que tout oppose vont se rencontrer et vivre une histoire a priori impossible. Le roman progresse au rythme des rencontres de nos deux héros, des rencontres qui sont souvent compliquées.  Les chapitres alternent relatant le point de vue des narrateurs, la parole est parfois donnée à Bella, la petite fille,  qui même si elle apprécie les cadeaux de cet homme n'est pas prête à lui concéder la place de son père. Et Mariana que ferait-elle si Micke revenait ? C'est un roman frais et léger qui fait sourire. La façon de raconter de Katarina Mazetti est tellement vivante et divertissante qu'on se laisse facilement entraîner dans cette rocambolesque histoire. Un très bon moment de lecture

Quatrième de couverture :
Cela s'était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu'elle s'en rende vraiment compte. Sans qu'elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s'asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l'insomnie qui accompagne la faim qu'on ne sait plus reconnaître.
Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu'elle était arrivée au bout et qu'il fallait choisir entre vivre et mourir. »


Ce que j'en ai pensé :
Dans "Rien ne s'oppose à la nuit" Delphine de Vigan parle souvent de son livre "Jours sans faim", alors j'ai voulu en savoir un peu plus, et là encore j'ai bien aimé cette écriture limpide, fluide et tellement juste pour nous décrire cet état psychologique.
Laure accepte d'être hospitalisée quand le docteur Brunel lui dit qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps. Elle est à un stade avancé d'anorexie. "Cela s'est fait progressivement sans qu'elle s'en rende vraiment  compte. Elle se souvient du regard des autres, de la peur dans leurs yeux. Et puis le froid est entré en elle, ce froid qui lui disait qu'elle était arrivée au bout et qu'il fallait choisir vivre ou mourir. "
Nous allons suivre son parcours vers la guérison, sa rencontre avec ce médecin dont elle a accepté la main tendue et qui la prend en charge, ce médecin sur qui elle va s'appuyer car il a su entendre sa souffrance et qu'il fera tout pour l'aider. Nous allons vivre au gré des pages le combat de Laure, ses doutes et ses craintes, ses envies de tout abandonner, son long et difficile chemin vers la guérison.
Une fois de plus j'ai été conquise par l'écriture de l'auteure. Le personnage de Laure est très touchant, c'est incroyable comme je me suis sentie proche d'elle, j'avais presque envie de l'aider. Delphine de Vigan décrit comment l'anorexie devient un cercle vicieux, comment le malade s'identifie avec son mal. Un travail précis sur chaque mot, sur chaque phrase sont pour nous faire ressentir cette peur d'hier et d'aujourd'hui,  pour nous sensibiliser sur les difficultés que rencontre le malade pour accepter de se soigner et pour combattre son mal.  Un magnifique récit marqué par du vécu, de la gravité avec une dose d'humour? Une très belle réussite pleine d'espoirs.

Quatrième de couverture :
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.
Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.
Ce que j'en ai pensé :
Dès l'enfance Lucille ne passe pas inaperçue, d'une beauté stupéfiante elle pétille d'intelligence. Elle fait partie d'une fratrie de 9 enfants. Les parents, Georges et Liane, les ont élevés sans perdre leur sourire même lors des années de gêne et d'inconfort. Après les vaches maigres la famille s'installe à Versailles où elle ne manque de rien, c'est une famille joyeuse et unie. Mais un poison silencieux s'est glissé et les années qui suivent se racontent avec les mots drame, alcool, folie, maladie, désespoir, fatigue, suicide. Un grand mal de vivre habite Lucille, une femme meurtrie, blessée, humiliée, murée dans sa solitude. Une femme, qui fut admirée et désirée  qui est devenue une femme si fragile.
Delphine de Vigan nous parle de sa mère Lucille et de sa vie d'adolescente auprès de cette mère malade. . Après bien des rechutes Lucille a fini par se suicider à l'âge de soixante et un ans. Delphine décide d'écrire ce livre autobiographique. Après avoir récolté les témoignages des uns, les documents ou photos des autres, elle nous raconte son histoire non sans mal. Les drames et les sujets douloureux ne manquent pas, les souvenirs comme les secrets ressurgissent pour nous offrir ce magnifique récit. Tout en suivant la genèse de ce roman, je ne suis pas restée indifférente à ces images d'une vie brisée en mille morceaux. Cette histoire tout d'abord intrigue, puis bouleverse. C'est avec beaucoup d'émotions que j'ai été emportée par ce destin tragique. Les doutes et angoisses de l'auteure, qui écrit Lucille avec ses yeux d'enfant grandie trop vite, les questions qu'elle se pose et se repose encore ont amplifié ces émotions. Un ultime et très beau cadeau d'une fille à une mère écrit dans un style fluide et raffiné. Une histoire vraie, bouleversante, un très très beau livre.


Quatrième de couverture :

Julien et Camille sont faits pour s’entendre. Fascinés par la littérature du XVIIIe siècle, élèves brillants, cyniques, ils ont la conviction de s’être trompés d’époque. Et surtout une dévorante envie de s’amuser et d’affirmer leur toute-puissance. Alors quoi de mieux pour combler leurs aspirations que de se prendre pour le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil ? Quelques règles, de nombreuses  » proies  » à séduire, un maximum de  » trophées « … Les voilà  » partenaires de crime « , maîtres d’un jeu cruel dont ils tirent les ficelles en redoutables manipulateurs. Mais c’est un jeu dangereux, qui risque de se retourner contre eux et de les précipiter dans ce qu’ils redoutent le plus : devenir des adultes…

Ce que j’en ai pensé :

Ce roman s’ouvre sur une lettre de Julien à Camille. Julien vient de réaliser que maintenant que les épreuves du bac sont terminées il n’aura plus l’occasion de parler à Camille, alors qu’ils ont été dans le même établissement scolaire pendant des années, il pense ne pas se tromper : ils sont faits pour s’entendre. Il ne parle pas d’amour, non, mais il lui semble que tous les deux ils pourraient endosser les personnages des liaisons dangereuses de Laclos, une histoire d’intrigue et de séduction dans laquelle homme et femme se livrent bataille. Des préjugés Camille n’en a pas beaucoup. Aussi audacieux l’un que l’autre ils ne vont pas hésiter à jouer le jeu, Camille est la Marquise de Merteuil et Julien le vicomte de Valmont, au détriment de leurs amis ou de leurs connaissances sans, me semble-t-il, en mesurer les conséquences. Mais leur jeu pourrait bien les conduire sur un chemin auquel ils n’avaient pas pensé.
Un roman épistolaire où les 277 lettres échangées entre diverses personnes révèlent les pensées et les désirs intimes de chaque personnage. J’ai bien aimé le mélange des tournures de phrases et vouvoiement qui datent d’une autre époque avec quelques mails et textos de notre époque pour nous faire découvrir cette intrigue aux multiples facettes, un style que j’ai particulièrement apprécié pour nous raconter une histoire un peu bouleversante, on se demande tout au long jusqu’où ces deux jeunes gens seront capables d’aller. Un bel ouvrage qui fait passer un bon moment même si je n’ai pas beaucoup sympathisé avec les deux protagonistes.





Quatrième de couverture :


Dans la France du XIXème siècle, il y a les maîtres et ceux qui le servent pour une vie de misère, qu’ils soient valets, domestiques ou paysans. L’injustice règne, les enfants sont toujours plus nombreux, le nouveau venu chassant le plus ancien.
Catherine, la cadette des Charron, famille d’honnêtes métayers dans le Limousin, peut bien se révolter du haut de ses huit ans, mais ses rêves ont tôt fait de se dissiper face à l’injustice de la société et le destin qui s’acharne sur les siens.

Ce que j’en ai pensé :

On fait connaissance avec Catherine qui vit au XIX siècle à la campagne dans le limousin . Au travers des yeux de cette petite fille de huit ans on suit sa vie quotidienne avec sa famille.  Ses parents sont métayers, le travail est dur mais ils sont heureux, même joyeux dans cette France rurale où on fait travailler les garçons dans les champs après un très court passage à l’école, les filles elles n’ont pas le droit d’apprendre, elles aident leur mère à la cuisine, elles gardent les animaux. Catherine ne déroge pas à la règle, malgré son désir d’aller l’école elle reste garder les animaux, puis quand sa sœur Mariette se marie et part de la maison elle aide sa mère à la cuisine. Mais le bonheur de cette famille ne va pas durer, un différend oppose le père au maître M. Maneuf, ils sont obligés de partir avant de faire les récoltes. Ils se retrouvent dans un misérable logis, le père ne gagne presque plus rien et il n’est plus à même de nourrir sa famille. Cette famille qui continue de s’agrandir et à chaque fois c’est plus difficile encore de nourrir une bouche supplémentaire. C’est une plongée dans un monde de souffrance ou pour gagner quelques sous la mère est obligée de vendre ses cheveux, et ou les plus grands, même s’ils sont encore que de jeunes enfants, quittent la maison pour aller travailler et ne plus être à la charge de leurs parents.
Un livre que j’ai beaucoup aimé, cette petite Catherine est très courageuse et malgré toutes les misères elle poursuit ses rêves et garde envers sa famille une véritable affection. Une histoire un peu triste mais qui m’a réellement séduite. J’attends avec impatience de lire la suite