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Mes passions

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Tout d'abord un grand merci à Géraldine qui  a fait partager cette lecture en faisant de ce livre un livre voyageur.
Quatrième de couverture :
À mon ultime lectrice, Penses-tu qu´un homme puisse tomber amoureux d´une femme qui n´existe que dans ses rêves ? Crois-tu possible que cette femme veille sur lui, l´accompagne, le guide et un jour lui apparaisse dans la vraie vie ? Voudras-tu encore m´écouter quand je t´aurai dit que je suis cet homme et que, cette femme, c´est toi ? Que ton âme et mon âme étant issues d´une même étincelle, nous n´avons pas d´autre choix que de nous aimer ? Je dispose seulement de mes mots pour te convaincre qu´il ne s´agit pas du délire d´un écrivain en veine de romantisme. Alors, je vais raconter l´histoire de ma vie, qui est aussi, en partie, l´histoire de la tienne. Je vais l´écrire comme s´il s´agissait d´un roman. Le roman que tu attendais. C´est une histoire d´amour entre un homme et une femme rongés par la solitude. Lui, parce qu´il attend de rencontrer le véritable amour. Elle, parce que les hommes l´ont toujours déçue. C´est une histoire d´amour entre un auteur et une lectrice qui se rencontrent dans une librairie, autour d´un roman. Pour s´aimer, il leur faudra tomber les masques et oublier leur peur.
Ce que j'en ai pensé :
Deux récits alternent dans ce roman, d'abord celui  de Jonas. A la mort de ses parents il quitte son travail et s'enferme dans un total isolement. Il rêve d'une femme pour qui il éprouve immédiatement un attirement très fort. Dans un rêve elle incite à écrire ce qu'il n'a pas fait depuis longtemps et il écrit un livre qui sera édité. Acculé par les dettes il va se convaincre de trouver un travail, il va être engagé par un libraire Hillel Edimberg. Cette librairie "la maison du livre" est un endroit enchanteur où le patron ressemble à un lutin savant. Un libraire qui considère ses clients comme des invités libres d'aller et venir, de lire sur place sans être importunés.
Vient l'histoire de Lior qui a perdu ses illusions et ne croit plus aux histoires d'amour, elle est infirmière et trouve refuge dans son travail, engagée auprès d'une jeune femme extraordinaire, atteinte d'une maladie incurable, elle l'accompagne dans les derniers mois de sa vie. Elles ont les mêmes goûts de lectures, aiment les romans d'amour. Lior va être amenée à se rendre à la librairie "La maison des livres".
Une belle histoire un peu fantastique avec des mots simples où deux récits s'entrelacent. Des chapitres courts, un langage simple, aéré pour une jolie rencontre. J'ai beaucoup aimé le vieux libraire, un libraire qui vit dans l'espoir de marier le lecteur avec son livre lumière, car il est convaincu que chaque lecteur a son livre qui l'accompagne tout au long de sa vie, qui donne un sens à son existence, éclaire sa route. J'ai aimé sa façon de parler des romans, d'aider Jonas par ses conseils et ses remontrances. Une jolie rencontre entre Jonas et Lior, une intrigue amoureuse qui est pleine d'espoir où l'amitié, l'entraide, les sentiments ont une valeur. Un roman magnifique rempli d'émotions et de tendresse, de sensibilité, de douceur, de gentillesse.

Quatrième de couverture :

"Il détachait son cheval, dont il avait noué les guides à une persienne, lorsque l'abbé Faujas, qui rentrait, passa au milieu du groupe, avec un léger salut. On eût dit une ombre noire filant sans bruit. Félicité se tourna lentement, le poursuivit du regard jusque dans l'escalier, n'ayant pas eu le temps de le dévisager. Macquart, muet de surprise, hochait la tête, murmurant :
-    Comment, mon garçon, tu loges des curés chez toi, maintenant ? Et il a un œil singulier, cet homme. Prends garde : les soutanes, ça porte malheur !"
La conquête de Plassans, qui donne son titre au quatrième roman des Rougon-Macquart, est l'ambition que s'est fixée Faujas, prêtre bonapartiste et sans scrupules, de s'assujettir la ville légitimiste, première étape de l'ascension à laquelle il aspire. Par son pouvoir sur les esprits et sur les âmes, il met en œuvre une stratégie satanique couronnée de succès – avant la catastrophe.

Ce que j'en ai pensé :

Après le Ventre de Paris où les couleurs, les odeurs et le bruit des Halles nous a ravit, Zola nous fait retourner en province à Plassans, presque au même moment où l'abbé Faujas s'installe avec sa ténébreuse mère chez une famille tranquille composée de François, commerçant retiré qui vit de ses rentes et qui adore se promener dans son jardin, Marthe son épouse, née Rougon, et leurs trois enfants. Les Mourets ne savent pas encore ce qu'il leur en coûtera d'avoir fait entrer dans leur vie cet homme qui veut reconquérir politiquement la ville en utilisant tout son art de la manipulation. Marthe se laisse complètement captiver par Faujas et sous prétexte de bonnes œuvres il obtient sa totale dévotion au point d'oublier ses enfants et son mari. François dépérit et tombe dans la folie alors que Faujas assure son influence sur la ville et que sa famille s'approprient les biens des propriétaires.
Encore une fois un livre que j'ai particulièrement aimé qui fait intervenir des personnages minutieusement décrits. Une gigantesque manipulation menée par l'abbé Faujas particulièrement assoiffé de pouvoirs, feignant le  désintéressement le plus absolu, il va tirer toutes les ficelles pour servir son intérêt et on est toujours amené et révolté de savoir ce qu'il est capable de faire pour y parvenir. La décomposition de la famille Mouret sous son influence est d'une cruauté incroyable. Et comme si cela ne suffisait pas, la propre sœur de l'abbé et son mari viennent également s'installer chez les Mouret. La fin est particulièrement poignante, le retour de Mouret, l'incendie de sa maison, l'insensibilité des bourgeois qui contemplent les flammes assis sur des fauteuils, et l'arrivée de l'abbé Serge au chevet de sa mère mourante est très émouvante. Un magnifique livre qui est une critique de la dévotion et de l'arrivisme au détriment des autres, avec toute la cruauté quelle peut induire, décrite par Zola elle devient un vrai petit bijou de lecture.


Quatrième de couverture :

Lorsque l’on apprend la disparition d’un jeune marin dans la capitale anglaise, tous ses amis se mettent à sa recherche. Les pistes semblent toutes mener près du salon d’un barbier, aux abords de Fleet Street. Sweeney Todd a encore frappé...

Ce que j’en ai pensé :

Tout simplement Génial.

Voici l'histoire du barbier de Fleet Street. Sweebey Todd. C’était un homme grand, au physique ingrat, comme un pantin dont les parties auraient été mal assemblées, doté d’une bouche, de mains et de pieds si immenses qu’il était lui-même, d’une certaine manière, une véritable curiosité de la nature. Sa crinière ressemblait à une haie très fournie dans laquelle se serait emmêlée une grande quantité de fils de fer. Un léger strabisme venait compléter le charme de notre Mr Todd. 
Les affaires de notre barbier semblaient à tous fleurissantes car il était très commode pour les étudiants du Temple de passer à la boutique pour se faire raser leur jeune barbe. Le jour s'achève, un léger rideau de bruine recouvre Londres, les passants sont rares dans les rues et Sweened Todd est assis devant sa boutique quand un homme avec à ses pieds un chien s'arrête...
Mr Thornhill disparaît subitement alors qu’il allait rencontrer Johanna Oakley pour lui transmettre un message de son amoureux Mark Inestrie, ainsi qu’un collier de perles. On ne retrouve que son chien en colère assis devant la boutique du barbier le chapeau du gentilhomme à ses côtés. Les disparitions se font nombreuses et les amis de Mark aident Johanna dans ses recherches. Les pistes vont bientôt les mener devant le salon de notre redoutable barbier.
C’est vraiment un roman fantastique. L’histoire par elle-même est horrible, aucun doute sur les agissements du barbier mais pas de preuves. On le soupçonne, mais on ne le prend pas en flagrant délit. Le roman m’a donné l’impression d’être écrit par acte où les différents personnages sont mis en scène, souvent par deux ou trois. Des personnages très marquants, le pauvre Tobias, l’apprenti de Sweebey Todd qui va pâtir d’avoir fait des découvertes, Ben le hallebardier qui vient aider son cousin Mr Oakley à se débarasser du révérend Lupin, la délicieuse Johanna qui ira jusqu’à prendre de gros risques pour savoir la vérité, l’horrible Mrs Lovett qui vend de « délicieuses tourtes » … L’atmosphère est également si bien traduite qu’on se sent dans le livre en pleine action surtout que l'auteur interpelle le lecteur et l'inscrit dans son roman. Vraiment une lecture géniale sans aucun doute à ne pas laisser passer.


Un grand merci à Newsbook et aux Editions Callidor pour ce partenariat qui m'a apporté tant de plaisir.










Quatrième de couverture :

Dublin, Summer Street, une rue pimpante, des maisons bariolées. Tout ici respire la sérénité, la vie simple, les vraies valeurs. Cette petite maison de brique par exemple : elle abrite l’exemplaire famille Devlin – trente ans de vie commune, une réussite. Cette autre voit le retour au bercail de Maggie, beauté timide cachée derrière ses boucles rousses. Dans cette autre encore, Faye élève seule une ado qui se cherche.
Trois maisons. Trois familles. Trois lourds secrets. Qui ne demandent qu’à être révélés…

Ce que j’en ai pensé :

Trois maisons, trois familles et surtout trois femmes. Maggie qui ne peut oublier les souvenirs douloureux de son enfance. Faye, mère célibataire, qui a fait croire à sa fille que son père était mort. Christie, professeur de dessin, proche de la retraite, image de la sagesse et qui voit réapparaître les souvenirs d'une liaison d'il y a quelques années.
L’histoire de ces trois femmes qui doivent affronter leur passé pour un avenir plus serein se lit très facilement, un bon petit moment de détente, sans prise de tête.
Quatrième de couverture :
Le château de Balbuzard, à quelques kilomètres de Tours.
L'aventure d'une vie pour Richard et Jeanne qui transforment ce bijou de la Renaissance en hôtel. Un véritable succès : en quinze ans, il devient le lieu de villégiature incontournable. Une aventure portée par la force de leur couple, et leur lien avec leur petite fille.
Pourtant, il suffira que Richard croise Isabelle, son amour de jeunesse, pour que tout bascule…
Ce que j'en ai pensé :
Richard et Jeanne ont rénové avec enthousiasme leur vieux château du Balbuzard pour en faire un petit bijou de la Renaissance au milieu d'un parc de trois hectares, ils ont fait construire dans le parc de petits pavillons cachés par la verdure qui permettent à leur clientèle de se reposer dans le luxe et la verdure. Leur enthousiasme, au bout de quinze ans, est toujours aussi vif avec des projets toujours nouveaux. Heureux parents d'une petite fille de dix ans, leur entente a été faite de franchise et de respect jusqu'à ce qu'Isabelle réapparaisse dans la vie de Richard. Isabelle, le grand amour de sa jeunesse, qu'il n'a jamais vraiment oubliée, et tout est remis en question.

Une histoire de famille racontée par Françoise Bourdin où se mêlent les sentiments, les regrets, l'amitié, les émotions. Si le début du roman ne m'a pas particulièrement plu j'en ai bien aimé la suite. J'ai passé un bon moment au milieu de la nature avec le jardinier qui ne vit que pour ses plantations, entouré de personnages plus ou moins attachants. Un peu de romantisme de temps en temps rend la vie agréable surtout si l'histoire se termine comme vous le pensiez. (Challenge amoureux)

Quatrième de couverture :

"Je voulais dire à mon grand-père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être par l'écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là".

Ce que j'en ai pensé :

Le narrateur est un garçon qui aimerait bien devenir écrivain. En attendant l'inspiration il travaille comme veilleur de nuit dans un hôtel. Son grand père meurt sans qu'il ose lui dire son affection. Sa grand-mère, après un petit incident, est mise dans une maison de retraite contre son gré, ses parents supportent mal leur statut de jeunes retraités et sa mère sombre dans la dépression. Un jour sa grand-mère s'enfuit de la maison de retraite, elle adresse à son petit-fils une carte de Paris, il part à sa recherche.

Je suis restée sous le charme de "La Délicatesse" et j'attendais avec beaucoup d'impatience ce nouveau roman de David Foenkinos.
Cette histoire raconte la vie d'un jeune écrivain qui vit dans la crainte de son avenir, d'une grand-mère qui se résout à être placée dans une maison de retraite afin que ses enfants aient l'esprit tranquille et ne se fassent pas de soucis, de parents qui ont peur de leur nouvelle vie ensemble "à la retraite". Ce récit familial alterne aves les souvenirs de personnes connues ou anonymes. La vie de trois générations qui défile, la retraite avec ses compromis, la santé qui se détériore, la tristesse du vieillissement, les rapports entre générations, les souvenirs douloureux. Une grande solitude perce de ce récit très mélancolique. Un roman qui, sans me déplaire vraiment, ne m'a pas passionnée.

Quatrième de couverture :

Elle, c'est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré des fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s'engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamiques, et déteste que des marmots salissent les sièges en cuir de sa voiture de sport. Ces deux-là peuvent-ils s'aimer ? Et si, malgré l'abîme qui les sépare, ils s'attachent l'un à l'autre, sauront-ils vivre une relation décomplexée qui fera fi des conventions et des barrières sociales ? Après l'immense succès du Mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti met en scène un nouveau couple loufoque et improbable pour mieux brocarder les injustices sociales et rire de l'éternelle guerre des sexes dans un roman enlevé, drôle et caustique
Ce que j'en ai pensé :
Elle, c'est Mariana, elle élève seule ses deux jeunes enfants et a régulièrement des fins de mois difficiles. Professeur d'arts plastique à mi-temps elle consacre son temps libre à ses enfants.
Lui, c'est Janne, il a un travail lucratif, il roule en Lamborghini, fréquente les bons restaurants et attire les femmes, il n'apprécie pas les enfants qu'il trouve en général trop turbulents.
Leur brutale rencontre va-t-être le début d'une relation ? Leur brève étreinte peut-elle rester sans conséquence ? Mariana se heurte à la réalité de la vie, chaque jour il lui faut trouver un moyen de nourrir Bella et Billy et assurer leur bien être, bien souvent à son détriment. Une situation que Janne a du mal à comprendre lui qui ne sait comment entamer sa fortune. 
Nous voici dans la même situation que dans le Mec de la tombe d'à côté, deux êtres que tout oppose vont se rencontrer et vivre une histoire a priori impossible. Le roman progresse au rythme des rencontres de nos deux héros, des rencontres qui sont souvent compliquées.  Les chapitres alternent relatant le point de vue des narrateurs, la parole est parfois donnée à Bella, la petite fille,  qui même si elle apprécie les cadeaux de cet homme n'est pas prête à lui concéder la place de son père. Et Mariana que ferait-elle si Micke revenait ? C'est un roman frais et léger qui fait sourire. La façon de raconter de Katarina Mazetti est tellement vivante et divertissante qu'on se laisse facilement entraîner dans cette rocambolesque histoire. Un très bon moment de lecture