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Mes passions

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Quatrième de couverture : 

Pour la jeune Pivoine, recluse dans les appartements des femmes et promise à un mari qu'elle n'a jamais rencontré, la vie est monotone. Aussi, lorsque dans les jardins de la famille Chen, parmi les senteurs de gingembre, de thé vert et de jasmin, une troupe de théâtre vient jouer son opéra favori, Pivoine supplie ses parents de la laisser assister au spectacle. Sa mère, réticente par souci des convenances, est rassurée par son époux : les femmes regarderont l'opéra derrière un paravent. Mais durant la représentation, la jeune fille s'éprend d'un homme élégant aux cheveux de jais. Commence alors l'inoubliable récit du destin de Pivoine et de ses amours contrariées. Le nouveau roman de Lisa See nous plonge, dans la Chine du XVIIe siècle, après la chute de la dynastie Ming et la prise du pouvoir par les Mandchous. C'est à un long voyage dans les affres de la passion - et ses conséquences jusque dans l'au-delà - que nous convie Le Pavillon des Pivoines : un roman d'amour fou, imprégné du mystère des traditions chinoises.


Ce que j'en ai pensé :

Pivoine est ravie car son père pour son anniversaire va faire jouer son opéra favori "le pavillon des pivoines".L'histoire de cet opéra raconte un amour ou l'héroïne Du Liniang rencontre Liu Mengmei dans un rêve, l'aime, le perd et meurt de mélancolie. Devenue esprit, elle erre sur terre à la recherche du jeune homme qui la ramènera à la vie. Pivoine n'a que 16 ans mais elle doit se marier dans quelques mois, une union arrangée par les familles, mais lors de la soirée elle va faire la rencontre d'un jeune homme et dès lors elle ne pourra pas de se plier à cette union. L'histoire du pavillon des pivoines va prendre alors toute son ampleur.
Un roman fantastique et une belle histoire d'amour qui nous fait pénétrer dans la vie des femmes chinoises d'autrefois confinées loin du monde extérieur afin de devenir l'épouse parfaite. Nous entrons dans un univers de croyances et de coutumes qui va jusqu'aux croyances d'avant et après les funérailles d'une personne. Nous pénétrons également dans un autre monde, celui d'après la mort.
Un roman intéressant et surtout très curieux, au milieu des fleurs et des senteurs, dans les croyances et les traditions, la partie ou notre héroïne est un fantôme est pleine de mystères et de curiosités. Même si l'on ne croit pas aux fantômes l'histoire de Pivoine et de son mal d'amour est une belle histoire, un récit qui m'a donné envie de me documenter sur certaines croyances ou coutumes chinoises.


Quatrième de couverture :

« Les trois filles s’étaient regardées en entrant, les mêmes yeux gris, et tues une demi-heure. Des têtes butées : on voulait bien comprendre, quelques mois après le décès accidentel de leur dernier parent. Après tout, qu’elles se butent, si elles se soumettent à la décision du juge et du Conseil de famille.

Elles ont échangé un nouveau regard triangulaire … ça part de Sabine, elle attrape l’oeil de Marthe sur sa droite … Judith, à sa gauche, le devine, tourne la tête et capte le mouvement de paupières … les aînées attendent le renfort de la dernière, c’est fait, elles se lancent, alors qu’on ne leur demandait rien. La triple voix monte, couvre les autres : Disons-leur, Judith, Marthe, oui, Sabine, puisque personne n’en parle … l’anniversaire, ils n’ont pas dû faire attention à la date … je croyais qu’ils le savaient, c’est aujourd’hui, la date, dis-le, Marthe, ça change tout.

Monsieur le Juge, qu’attendez-vous pour les faire taire ? »


Ce que j'en ai pensé : un vrai coup de cœur

"Trois, elles étaient trois et partageaient trois habitudes : s'accorder d'un coup d'œil, se taire au même moment et parler toutes à la fois".
Trois sœurs, Marthe, Sabine et Judith se retrouvent orphelines à la mort de leur père. L'aînée, grâce à sa toute récente majorité (21 ans le jour même où le récit débute) demande la tutelle de ses cadettes, n'en déplaise à leur tante qui souhaitait devenir leur tutrice et qui, très en colère, leur présage de mauvais jours. L'union des trois sœurs décide le juge en leur faveur, contrairement aux usages de l'époque.
La grand-mère Madeleine, au petit rire permanent et à la mémoire défaillante, essaye de faire de son mieux pour les encourager et les aider.

J'aime beaucoup le style du livre, qui met en scène le destin de ces trois femmes qui vont suivre leur chemin pas toujours facile. La femme est le thème du livre, avec trois parties : trois visages. Le dévouement de Marthe fera l'objet de la première partie jusqu'au jour où elle tombe malade et ne peut plus s'occuper de ses sœurs, la seconde partie est centrée sur l'ambitieuse Sabine qui fera la rencontre d'un industriel allemand et la troisième nous fera découvrir Judith la petite dernière qui a un goût prononcé pour la moquerie et la violente critique et qui s'attachera à un criminel.

Une narration sur quarante ans avec des acteurs ayant de fortes personnalités, une histoire qui avec de multiples péripéties nous offre une très belle lecture.
Quatrième de couverture 

Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. 

Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. 

Mon impression 

Dès le début ce livre m'a agacée. J'ai tout de suite trouvé Renée, cette concierge autodidacte, d'une autosuffisance sans nom. Comme si elle se complaisait dans son état de pauvreté pour pouvoir critiquer les riches à loisir. Qu'elle soit lettrée parfait, alors pourquoi faire exactement ce qu'elle reproche aux autres, ce n'est que critiques haineuses et médisances, ses réparties illustrent bien les épines du hérisson. Quand à Paloma, qui habite dans ce même immeuble cossu, et qui n'a que 12 ans, elle se décrit comme exceptionnellement intelligente, surdouée elle est la première de sa classe, et c'est difficile pour elle de ne pas trop bien travailler, elle est tellement au-dessus des autres !!! Ses propos envers l'existence adulte m'ont parus bien prétentieux et ses jugements bien incisifs. 

Mais ceci n'engage que moi, je n'ai pas aimé et j'ai abandonné cette lecture. En lisant tous les commentaires élogieux sur ce livre j'ai conscience d'être passée à côté de quelque chose aussi il me faudra le relire dans quelques temps peut être après avoir vu l'adaptation à l'écran avec Josiane Balasko dans le rôle de la concierge. 

Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune avec : Anne Sophie, Lecturevvv, Lyra Sullyvan,  MarmotteMélusine, Nathalie, Revelation, Setsuka et Yogi. Allez lire leurs avis !

"Deuxième volume de la série «Mémoires d'un médecin» après Joseph Balsamo, Le Collier de la Reine précède Ange Pitou et La Comtesse de Charny. Ecrit de 1848 à 1850 avec Auguste Maquet, le livre est consacré aux dernières années de la monarchie" (source


Quatrième de couverture 

Le Collier de la Reine est l'un des romans les plus romanesques d'Alexandre Dumas. Il se consacre à un épisode authentique du règne de Marie-Antoinette. La machiavélique comtesse de La Motte trame de ténébreuses intrigues et tend un piège qui révèle que la reine est une femme exposée aux atteintes du monde et aux violences de la passion. La prémonition d'une fin terrible plane sur toute la fiction et l'inscrit dans l'Histoire. Un roman d'aventures sous-tend la réalité historique et rend sa description palpitante. La figure mythique de Cagliostro, l'homme aux mille vies, incarne le thème du vengeur masqué, du héros satanique comme le sera Monte-Cristo. Jeanne de La Motte rappelle Milady, la femme maléfique. On ne manque ni de demeures mystérieuses, ni de secrets, ni de passages dérobés, ni de figures masquées, ni de fausses reines. De cette histoire, et de l'Histoire, personne ne sortira indemne : point de happy end. 


Ce que j'en ai pensé 

Jeanne de Valois, comtesse de la Motte, vit dans la misère. Le cardinal Louis de Rohan est très attiré par la Reine Marie-Antoinette et il est prêt à tout tenter de l'approcher mais celle-ci lui refuse tout honneur. Le comte de Cagliostro va pouvoir entrer en scène et monter toute son intrigue pour disgracier la reine en réunissant ces deux personnages : 
Jeanne, à force de sollicitations, a été admise dans l'entourage de la reine. Elle découvre que celle-ci a très envie d'un magnifique collier de diamant mais vu la pauvreté des finances de l'état la reine refuse de l'acquérir. Jeanne persuade alors le cardinal de Rohan qu'offrir ce collier à la reine serait pour lui le moyen de conquérir la souveraine. Marie-Antoinette accepte le bijou mais s'engage à le rembourser. Mais ni la reine ni le cardinal ne peuvent assurer le paiement de la première échéance. L'escroquerie peut commencer et bientôt les rumeurs des frasques de la reine vont s'intensifier. 
Alexandre Dumas sait sans conteste nous faire entrer dans son histoire, il n'hésite pas à nous faire des apartés pour nous aider à mieux comprendre. Ce récit renferme nombre de sentiments : amoureux, amitieux, fraternels, criminels et même politiques. C'est un récit plein d'émotions, une machination qui aura de terribles conséquences et où personne n'en sortira indemne. 
C'est un roman historique même si la fiction y est judicieusement intégrée, car parallèlement à cette intrigue, on devine bien Marie-Antoinette dans sa vie de reine qui impose ses volontés et qui prend quelquefois la place du roi. Un roman que je vous invite à découvrir si cela n'est déjà fait. 




J'ai eu le coup de cœur pour cette japonaise, sa posture des plus gracieuse et l'élégance de son kimono. Une bande autour et un simple quiltage ont fait ressortir les contours et les plis de ces jolis drapés. Aujourd'hui ce délicieux panneau éclaire par sa douceur un petit espace de mon domicile.

Comment faire le quiltage (ou Matelassage)

C'est un travail minutieux mais il est indispensable et sera plus ou moins travaillé. Il est destiné à donner de la solidité à l'ouvrage et aussi à enrichir et décorer le quilt et à lui donner du volume. Il se réalise de préférence sur un tambour.
C'est un travail minutieux qui requiert patience et persévérance pour obtenir un résultat satisfaisant.
Il faut utiliser le fil spécial à quilter, de couleur écrue si vous désirez respecter la tradition. Il existe des fils de couleurs variées, si l'on souhaite faire du "ton sur ton" ou au contraire réaliser un contraste plus décoratif.
Choisir une aiguille spéciale à matelasser courte (n°9 ou 10) qui permet, sans la casser, de faire en une seule fois plusieurs petits points réguliers.
Dissimuler le noeud de chaque aiguillée dans une couture, et terminer de même par un noeud et 2 ou 3 cm de fil qui disparaîtront dans une couture et les épaisseurs de l'ouvrage.
Placer l'index de la main gauche sous le quilt bien tendu sur le tambour. De la main droite exécuter plusieurs points avant sur l'aiguille qui doit pénétrer bien perpendiculairement dans l'ouvrage.
S'assurer que les trois épaisseurs ont été bien été traversées. L'usage du dé à coudre est vivement recommandé pour ne pas se blesser en poussant l'aiguille.
Finitions
Les bandes ont été cousues avant de commencer le quiltage Les rabattre sur la doublure pour les fixer à petits points ou les coudre bord à bord.



Quatrième de couverture

Après " Itinéraire d'une délinquante juvénile ", Eugénia Patrizia Solda continue pour nous son parcours et nous plonge dans la France des années 60. A dix-sept ans, elle étouffe dans une famille dont elle ne peut accepter l'étroitesse et l'hypocrisie et se retrouve aussi confrontée à une société de classes, encore bardée de rejets et où elle, la Ritale, peine à trouver des repères. Avec une finesse et une justesse qui donnent le ton de ce livre, elle nous décrit une France ouvrière où, dans les ateliers de confection Lire la suite, l'arrogance et le mépris des chefs faisaient courber la tête des " petites mains ", la France d'avant mai 68 où sont déjà perceptibles les frémissements et la révolte d'une jeunesse qui rêvait de briser les carcans.
Quelques jours dans la vie d'une femme, une errance, des amours et des adieux, des rencontres dans les rues et les nuits de Paris, une ville magnifiquement décrite, et surtout une quête : celle d'une presque femme à la recherche d'ailleurs impossibles, et surtout en quête d'elle-même dans un univers où son corps de femme lui est prison, et où elle sait que si elle ne veut pas se perdre, il lui faut " se battre, mordre et survivre

Ce que j'en ai pensé

Elle rejette de toutes ses forces la vie de famille et l'autorité parentale, elle fait une tentative de suicide, elle erre de petits boulots en petits boulots, elle fait des fugues ; mais elle est mineure, et à chaque fois c'est le retour au domicile parental où l'attendent les reproches et les sermons. Puis elle tombe amoureuse d'un garçon des beaux quartiers qui va l'inciter à fuguer, encore une fois, pour partager avec lui quelques jours d'un été naissant. Elle espère qu'il restera avec elle, mais il a décidé de partir avec ses copains en vacances et pour elle c'est la rupture. Elle reste seule dans Paris, sans papiers, sans argent et sans toit. Elle va devoir affronter les moments tendres, la méfiance et la peur, c'est son tribut à payer pour survivre et s'arracher à la solitude et à l'abandon. Puis elle va finir par rentrer dans les "rangs". On ne lui fera aucun reproche mais pas non plus une seule marque de tendresse
Un talent certain pour raconter l'errance de cette jeune adolescente qui a fui avec ses parents l'Italie et qui se cherche mais en même temps qui souffre. Au fil des heures, elle erre dans les rues de Paris, de bonnes rencontres en mauvaises rencontres, de petits boulots en petits boulots elle va réaliser que la vie d'une jeune femme n'est pas si facile.
Une histoire dans laquelle je suis très vite entrée même si je n'ai pas lu le premier tome. Un récit poignant qui nous raconte cette jeune adolescente, qui porte en elle trop de rancune, trop d'interdits sans recours, trop de tendresse à rattraper. Une adolescente qui désire avoir son autonomie mais qui ne sait pas concilier sa liberté nouvelle avec sa sécurité. Les rues de Paris sont bien décrites, quelques photos en noir et blanc ainsi que la photo un peu vieillie de la couverture soulignent bien les années 60.

Un grand merci aux éditions Chèvre feuille étoilée ainsi qu'à Blog-O-Book



Quatrième de couverture

Un autre amour Connie et Matt Wilson sont parvenus à réaliser leur rêve : ils vivent avec leurs trois enfants dans une charmante maison londonienne. Alors qu'ils profitent d'un week-end pour passer un séjour romantique à Rome, tout bascule : Matt annonce à Connie qu'il ne rentrera pas avec elle. Elle retourne à Londres, retrouvant ses trois garçons, seule. Un autre amour est le récit intense du désespoir d'une femme dont l'heureux et paisible mariage se trouble. L'auteur explore les sentiments tumultueux de cette épouse qui s'emploiera à faire revenir celui qu'elle aime depuis l'enfance. Kate O'Riordan analyse l'ambiguïté et la fragilité des sentiments à travers l'évocation du passé duquel on ne peut réchapper. Elle fait intervenir des personnages poignants, singuliers ou drôles qui croisent le destin des protagonistes et révèle les failles de la vie qu'ils ont cru se construire.

Ce que j'en ai pensé

Elle avait eu ce qu'elle voulait depuis longtemps : elle avait épousé Matt, son amour de jeunesse, et ils vivaient heureux avec leurs trois fils dans leur maison à Londres.
Un court séjour à Rome en amoureux et tout bascule : Matt a décidé de rester en Italie et Connie, seule, va devoir faire face à ses trois enfants, vivre avec ses multiples interrogations, son désespoir et ses mensonges pour cacher cette vérité qui lui fait si mal. Puis un jour Matt est rentré mais un autre Matt qui n'est pas tout à fait le même…

J'ai éprouvé beaucoup de sympathie pour Connie même si je n'approuvais pas toujours son raisonnement. Connie qui nous fait ses confidences du temps perdu et du temps qui passe. Mais j'ai bien aimé aussi le personnage de Matt, et l'amitié de Mary C'est un roman sur l'amour et la vie d'une famille avec ses complicités, ses amours, mais aussi ses failles et ses trahisons. L'auteure a su faire réfléchir le lecteur sur les liens du mariage, mais aussi sur le poids du passé.

Je ne connaissais pas la plume de Kate O'Riordan et vraiment j'ai adhéré tout de suite à son style et à sa façon de tenir l'attention de son lecteur en éveil. Elle nous conduit jusqu'au dénouement, surprenant d'ailleurs, en nous faisant des révélations jusqu'à la dernière minute. A travers le portrait touchant de ses personnages, où le présent et le passé s'entremêlent, Kate O'Riordan nous offre un très beau roman dans lequel la sincérité est parfois plus dérangeante que les mensonges, un roman sur la famille et la fragilité de certains de ses liens, un roman sur le couple.
Comments: (2)
A l'approche de Noël, chacun recherche de jolies idées de cadeaux ou de décorations. Mais vite, mettons nous au travail !




Voici deux chemins de tables réalisés avec des tissus de Noël (mais que l'on peut réaliser avec les tissus de son choix) : un assemblage de petits carrés, facile et agréable à faire. Cela pourrait être une jolie décoration pour la table ou sur une commode.
Pour la petite botte du père Noël, le modèle est imprimé sur un tissu, il faut matelasser la botte puis la doubler et la coudre.

A vos fils, aiguilles, tissus et ciseaux !
Quatrième de couverture
A la mort de sa tante préférée, Julie ne reçoit pour héritage qu'une mystérieuse clef, accompagnée de l'adresse d'une banque à Sienne. Elle s'envole aussitôt pour l'Italie et y trouve une liasse de papiers jaunis relatant les amours d'un jeune homme prénommé Roméo avec celle qui est sans doute son ancêtre, la belle Juliette Tolomei. La Juliette de Shakespeare.
Alors que Julie déchiffre les parchemins, elle comprend que la sinistre malédiction prononcée six siècles plus tôt plane encore sur sa famille... Pourra-t-elle échapper au danger qui la guette à vouloir ainsi découvrir son destin ?

Ce que j'en ai pensé :
Julie Jacobs est une jeune américaine orpheline, qui a été adoptée avec sa sœur jumelle Janice par sa tante Rose. A la mort de celle-ci et contre toute attente, Janice hérite de la maison alors que Julie n'aura qu'une simple lettre et la mystérieuse clé d'un coffre. A la lecture de ce courrier Julie apprend qu'elle s'appelle en réalité Giulietta Tolomei et qu'un trésor se trouve en Italie où elle doit aller le découvrir. Un peu déçue, elle s'envole pour Sienne.
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire, mais après quelques pages je me suis sentie immergée dans le récit, qui, chapitre après chapitre, alterne entre les aventures de Julie de nos jours et celles de ses ancêtres de 1340 qui racontent l'histoire de Roméo et Juliette au 14ème siècle.
Ce récit est un voyage en Italie, à Sienne. A travers l'histoire de Julie, ou intrigue, rebondissements et découvertes se mêlent avec un brin de romantisme, l'auteur nous décrit l'architecture des monuments avec beaucoup de précisions, les fresques sur les murs sont si bien dépeintes qu'on a l'impression d'y être. Ce fut également un vrai plaisir d'être plongée en plein cœur du moyen âge dans les histoires de familles et les coutumes de l'époque.
Deux belles histoires qui nous font apprécier le style d'Anne Fortier qui est très agréable et très fluide si bien que ce livre se lit très vite et qu'il vous fait passer d'agréables moments.

Après l'homme qui voulait être heureux, je ne pouvais manquer cette deuxième rencontre avec Laurent Gounelle. Un titre bien mystérieux "Dieu voyage toujours incognito" pour ce délicieux roman

Quatrième de couverture :
Imaginez. Un homme vous sauve la vie, en échange de votre engagement de faire tout ce qu’il vous demande… pour votre bien. Le dos au mur, vous acceptez et vous vous retrouvez embarqué dans une incroyable situation où tout semble vous échapper. Vous n’êtes plus le maître de votre vie et pourtant… à bien des égards, elle est plus excitante qu’auparavant ! Mais peu à peu, le doute s’installe en vous : quelles sont les intentions réelles de cet homme qui s’est immiscé dans votre existence ? Qui est-il vraiment ? Et qui sont ces personnages énigmatiques dans son entourage ? Les découvertes que vous faites n’ont rien pour vous rassurer. Cette histoire, qui nous plonge dans l’atmosphère envoûtante d’un été parisien, ouvre la voie de la plus belle des réflexions sur nous-mêmes : qu’est-ce qui peut nous permettre de dépasser nos inhibitions, nos peurs et nos conditionnements, pour sortir du chemin tout tracé de notre vie lorsque celle-ci ne nous apporte pas pleinement satisfaction ?
Auteur de romans psychologiques, Laurent Gounelle est un spécialiste des sciences humaines formé en France et aux États-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel. Son premier roman, L’homme qui voulait être heureux, est devenu un best-seller international.

Ce que j'en ai pensé

Alan a eu une enfance difficile et malheureuse, sa vie d'adulte est triste et morne, envahie par ses peurs, ses doutes et auxquels vient s'ajouter une rupture sentimentale. Il décide de mettre fin à ses jours en se jetant du haut de la tour Eiffel. Près du précipice il est retenu dans ses actes au dernier moment par un certain Yves Dubreuil qui va passer avec lui un étrange pacte "Obéis-moi et je ferai de toi un homme libre", injonction bien paradoxale ! Alan se retrouve lié au dénommé Dubreuil qui va lui imposer des épreuves difficiles compte tenu de ses peurs. Mais quelles sont les véritables intentions de Dubreuil qui a l'air de se complaire dans son rôle de sauveur et de mentor, où veut-il en venir ? Et comment Alan va s'en sortir ?
Ce roman est une pure merveille. C'est bien écrit, c'est parfois amusant, parfois un peu déroutant, mais c'est un vrai plaisir.
J'ai vraiment beaucoup aimé parce que l'auteur nous raconte une histoire qui non seulement est captivante mais qui a aussi pour écho certaines problématiques concernant la psychologie. Il nous pousse, au travers de son histoire, à nous poser des questions sur nous-mêmes, sur nos peurs, nos inhibitions, nos envies, nos frustrations, notre personnalité. C'est un roman qui nous divertit tout en saupoudrant l'histoire de quelques recettes sur les mécanismes du comportement de personnes à qui par certains côtés nous pourrions bien ressembler, recettes qui pourraient bien nous aider dans certaines circonstances. Il égrène des raisonnements qui coulent de source lorsqu'on les lit, qui nous semblent évidents et qui paraissent faciles. Un livre qui vous offre du vrai bonheur et qu'il ne faut pas manquer.
Voici comment Laurent Gounelle commence son livre "La vie est un risque. Si tu n'as pas risqué, tu n'as pas vécu. C'est ce qui donne … un goût de champagne. Sœur Emmanuelle".

Retrouvez le premier roman de Laurent Gounelle, vous l'aimerez


Quatrième de couverture

Devenir instituteur, c'était le rêve de nombreux enfants dans la France de l'immédiat après-guerre. C'était l'âge d'or de l'école de la République, l'école d'antan, notre école aux odeurs de craie, de bois et d'encre violette, dont les «maîtres» exemplaires et dévoués étaient respectés de tous. Elle symbolisait la réussite et l'espoir.
Christian Signol nous en fait revivre l'histoire à travers le destin d'une jeune institutrice des années cinquante, qui devra affronter dans les villages du Lot l'hostilité tout à la fois du maire, du curé et des habitants qui ont besoin de leurs enfants dans les fermes. Elle y rencontrera l'amour de sa vie avec un autre maître issu d'un milieu totalement différent mais aussi passionné jusqu'à ce que, de réforme en réforme, ils deviennent par décret «professeurs des écoles» et ne se reconnaissent plus dans leur nouveau statut.

Ce que n'en ai pensé

Elle, Ornella Perrugi, fille d'un maçon italien, a réussi à concrétiser son rêve. Elle est institutrice. Nous sommes en 1954, sa première affectation la conduit à un hameau à 800 m d'altitude dans le Lot. Elle va très vite être confrontée aux parents qui ont besoin de leurs enfants pour les aider aux champs et qui ne les laisseront aller à l’école qu’après la Toussaint quand le froid se sera installé, même si l’école est devenue obligatoire.. Mais dans cette école il y a aussi le petit François qu'elle essaye de soustraire à la folie de son père, mutée parce qu’elle veut le défendre et le soustraire aux mauvais traitements de son père, elle va rejoindre un poste double à Peyrignac,. Ce sera la rencontre avec Pierre qui s’occupe des petits et elle des grands et le début d'une histoire d'amour. Mais la guerre d'Algérie vient troubler leur vie, les réservistes sont rappelés surtout les instituteurs car pour le gouvernement ce n'étaient pas uniquement les armes qui devaient parler en Algérie, mais aussi l'éducation. Tant bien que mal la vie suit son cours avec ses bons et mauvais moments…

Je suis une inconditionnelle de Christian Signol, il sait nous faire pénétrer dans la vie et les sentiments de ses personnages, il nous parle de cette paysannerie des années 50 où le respect et la bienveillance n'étaient pas de vains mots. Quel bonheur ces heures partagées dans la lecture de ses romans sur nos familles des années 50, dans la rencontre de ces gens simples qui accomplissaient leur travail quotidien souvent rude dans des conditions de vie difficiles. J'aime ses descriptions d'une région du sud ouest qui m'est proche, l'odeur des châtaignes, et des champignons, les rivières qui chantent, les veillées près des feux de la cheminée où se racontent les histoires. Par contre ce roman ne m'a pas autant emportée que certains, les années avec leurs évènements s'écoulent trop vite, Ornella aime ses élèves, son mari, son fils, sa mère, du moins elle le dit, mais son enthousiasme et sa tendresse ont eu du mal à nous émouvoir à travers ces pages. J'ai tout de même eu plaisir à apercevoir entre les lignes les pupitres avec leur encrier de porcelaine, le tableau noir et les grandes cartes sur les murs, la leçon de mémoire et les chants patriotiques.

Si vous aimez tout comme moi ces histoires de familles et tout ce qui touche au monde de la campagne  vous aimerez

et bien d'autres
Quelle leçon !

Quatrième de couverture :

Quel avenir a-t-on quand le passé vous échappe ?
Brillant professeur à Harvard, Alice Howland adore sa vie, qu'elle partage entre les cours, la recherche et sa famille. Peu de temps après son cinquantième anniversaire, elle s'étonne de ses trous de mémoire, de plus en plus fréquents. Sans doute est-ce le stress. Mais, un jour, Alice se perd dans son quartier en faisant du jogging, et décide de consulter un médecin. Le diagnostic est sans appel : elle est atteinte d'un Alzheimer précoce. A mesure que ses souvenirs s'effacent et que ses repères disparaissent, Alice doit apprendre à vivre au présent.

Ce que j'en ai pensé :

Quelle leçon ! Rarement un livre ne m'a autant bouleversée. Il me semble impossible qu'une personne lisant ce livre reste insensible.
Au fil des pages, nous suivons Alice, 50 ans, professeur à Harvard et mère de 3 enfants. De plus en plus, elle a des trous de mémoire. Au début elle met cela sur le compte de la fatigue et de la ménopause, mais très vite elle finit par s'inquiéter et consulte un neurologue. Le verdict est sans appel, elle a la maladie d'Alzheimer. Elle et sa famille vont entamer une descente dans l'enfer. Elle se perd dans son quartier, puis finit par se perdre dans sa maison, elle parle de sa fille comme d'une inconnue, elle ne peut plus lire, plus regarder un film, …

L'auteure, Lisa Genova est diplômée en neurosciences, elle nous apporte au travers de ce livre un témoignage très réel et éprouvant sur cette maladie et son évolution, une femme malade qui nous rend compte de ce qu'elle vit et de ce qu'elle ressent, mais également ce que peut subir son entourage. La souffrance morale de cette femme, ses émotions et ses sentiments m'ont plus d'une fois touchée au cœur jusqu'aux larmes. Il faut beaucoup d'amour et de tendresse pour affronter une telle épreuve et pouvoir accompagner ceux que cette maladie n'épargne pas. Un livre qui laisse une forte empreinte.

Quatrième de couverture
Parti à la recherche d'un tableau mystérieux, Jonathan croise la route de Clara. Tous deux sont convaincus de s'être déjà rencontrés. Mais où et quand ? A Londres, il y a plus d'un siècle... Le quatrième roman de Marc Levy entraîne ses lecteurs de Saint-Pétersbourg à Boston, de Londres à Florence et Paris, dans une histoire où amours et énigmes défient le temps."

La lettre qui débute le récit nous invite tout de suite à aller plus loin, à savoir ce qu'il y a derrière ces mots, en voici quelques extraits :

"Jonathan

T'appelles-tu toujours ainsi ? Je réalise aujourd'hui qu'il y a tant de choses que je ne savais pas et je repousse sans cesse les mesures de ce vide qui m'entoure depuis que tu es parti…

Je n'ai cessé de lire depuis le jour de ton départ, visité tant de lieux à ta recherche, à celle d'un moyen de comprendre, d'un quelconque savoir. Et plus les pages de la vie se tournaient, plus je réalisais que la connaissance s'éloignait de moi, comme dans ces cauchemars ou chaque pas en avant vous fait reculer d'autant.

J'ai arpenté les galeries sans fin des bibliothèques, les rues de cette ville qui fut la nôtre, celle où nous partagions presque tous nos souvenirs depuis l'enfance. [...]

Dis-lui, Jonathan, que j'étais ton ami, que tu étais mon frère, peut-être mieux encore puisque nous nous étions choisis, dis-lui que rien n'a jamais su nous séparer, même votre départ si soudain. [...]

Quelques lignes encore et tu replieras cette lettre, tu la rangeras silencieusement dans la poche de ta veste, tu croiseras ensuite tes mains dans ton dos et tu souriras, comme moi en t'écrivant ces derniers mots. Moi aussi, je souris, Jonathan, je n'ai jamais cessé de sourire. [...]"

Ce que j'en ai pensé :
C'est un livre superbe, un vrai régal. Doux et romantique à la fois autour de nos deux héros, mais également mystérieux : un tableau disparu ! Un peintre russe ! L'auteur a su mettre sur chaque sentiment et sur chaque émotion les mots assez forts pour nous faire ressentir au plus profond de nous-mêmes toute la beauté de cette romanesque histoire. Un récit où hier et aujourd'hui se confondent en un mélange homogène afin de nous raconter une histoire, mais une histoire si belle. Bravo à l'auteur, Marc Levy
Quatrième de couverture

Les héros ne sont pas toujours ceux qu'on croit.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un jeune homme ordinaire se trouve enrôlé dans l'armée de l'ombre et devient résistant, se soumettant ainsi aux volontés de son père. Les circonstances guideront cet antihéros sur les chemins tortueux de l'action, entre le bruit des bottes et le silence, au coeur de missions périlleuses où il croisera l'amour de Mila dont le souvenir persistera au-delà de la guerre.

Ce que j'en ai pensé

Heureux comme dieu en France a pour toile de fond la seconde guerre mondiale et les réseaux de résistance. Un jeune homme bien tranquille plonge malgré lui dans les réseaux de la résistance.
Ce roman se lit bien du début jusqu'à la fin, même si on a du mal à croire à la réalité de cette histoire : J'ai été un peu étonnée par cet homme qui devient résistant sans le vouloir. Il semble traverser ses épreuves avec beaucoup de détachement subir un flot d'évènements qu'il n'a pas choisi : un premier meurtre exécuté sans grande émotion, une amitié avec des marins allemands qui ne demandent qu'à rentrer chez eux et pour finir un mariage qu'il n'a pas souhaité
Mais Marc Dugain nous fait ce récit dans un style fluide, qui nous attire pour ne plus nous lâcher jusqu'à la dernière page. La fin est magnifique, pleine de douceur et de tendre amitié.
Quatrième de couverture :


À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.

Ce que j'en ai pensé :


Une femme hérite de la maison de sa grand-mère, elle redécouvre au travers de la maison, pièce après pièce, son enfance et les souvenirs épars laissés par tous les membres de la famille et nous fait part de ses suppositions et des choses apprises en ouvrant les tiroirs secrets des uns et des autres.
Malgré un démarrage très lent, j'ai persisté dans la lecture de cet ouvrage que j'ai trouvé très descriptif, peut-être trop, beaucoup de personnages, mais aucun ne m'a vraiment marquée. Je n'ai pas porté grand intérêt à ce roman, je me suis même ennuyée un peu, néanmoins, je suis allée jusqu'au bout.
Quatrième de couverture

Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l’amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l’emprisonner, qu’elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j’ai dans la bouche et sur les mains."

Ce que j'en ai pensé

J'ai lu bien d'autres livres qui relatent cette période si terrible, mais c'est le premier où je me suis sentie aussi proche des résistants. Jeannot et Claude, à peine sortis de l'enfance, ont rejoint la 35ème brigade de Toulouse pour lutter contre l'occupant et ses vils collaborateurs. On tremble à leur côté quand ils partent en mission avec leurs grenades et leur pistolet, quand ils fuient sur leur vélo pour s'échapper au plus vite, on sent la faim qui leur tiraille le ventre pendant leur détention mais aussi la grande fraternité qui est leur règle, on ressent toute leur humiliation dans leur emprisonnement et leur souffrance dans ce train fantôme qui les conduit vers une mort certaine. Ce livre me reviendra en mémoire et la mémoire de tous ces résistants qui se sont battus avec si peu de moyens mais avec toute leur hargne et leur foi pour sauver notre pays.
C'est pour moi un grand coup de cœur.
Marc Levy me semblait être un auteur trop médiatisé mais cette lecture me permet d'apporter un tout autre avis.

Un passage parmi tant d'autres "Tu vois c'est l'histoire d'un curé qui se prive de manger pour sauver un Arabe, d'un Arabe qui sauve un Juif en lui donnant encore raison de croire, d'un Juif qui tient l'Arabe au creux de ses bras, tandis qu'il va mourir, en attendant son tour ; tu vois, c'est l'histoire d'un monde des hommes avec ses moments de merveilles insoupçonnées..."


4ème de couverture
Tours et détours de la vilaine fille Que de tours et de malices chez cette « vilaine fille », toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le « bon garçon ». Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores « la petite Chilienne » allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Mario Vargas Llosa nous offre un cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou.

Ce que j'en ai pensé

Mario Vargas Llosa décrit le parcours de cette vilaine fille à travers une révolution péruvienne, de Cuba à Saint-Germain-des-Prés, de l’Angleterre à l’Asie lointaine nous suivons cette "vilaine fille" aux multiples identités d'années en années. Cette jeune femme qui reste tout au long de l'histoire très jeune, joue le rôle d'une jeune garce, ambitieuse et prête à toutes les extravagances, elle est cependant affectueuse et sympathique, elle qui ne cesse de s'enfuir et qui fait souffrir notre héros. A chaque retrouvaille, le narrateur amoureux, retrouve l'héroïne dotée d'un nouveau mari ou amant, à chaque fois son cœur se brise un peu plus. Et puis c'est trop, il ne veut plus la voir, lui parler, mais un jour elle l'appelle, elle a besoin de lui. Et c'est dans l'ultime retour que notre héros découvrira le vrai nom et la véritable histoire de sa petite chilienne.
Un livre qui m'a donné un peu de mal au début, un peu trop léger. J'ai fait une pause. Mais ensuite je me suis laissée emportée par cette histoire riche en rebondissements, où des sentiments très forts sont décrits, un récit rythmé par les apparitions et les disparitions de la "Vilaine fille"


Le Prix Nobel de Littérature vient d'être décerné à Mario Vargas Llosa
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Quatrième de couverture :

En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix.
Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?
Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.

Ce que j'en ai pensé :

J'ai été attirée par la photo de la couverture "la main crochue d'une femme" qui au premier abord fait penser à un animal, peut-être aux serres d'un aigle, de plus, les élogieux commentaires m'ont donné l'envie de lire ce livre. L'histoire qui se cache derrière cette photo est une histoire terrible. Deux femmes prises chacune à leur manière dans un piège, avec Zara c'est une description de la noirceur et des affres de la prostitution, les difficultés de s'évader,  prendre la fuite et se cacher ? Et pour Aliide c'est un bouleversant témoignage sur l'occupation et la résistance en Estonie, la douleur et les tortures faites aux femmes, mais aussi sur la capacité de trahir les siens à son profit, la laideur de certains actes et leur répercussion. Le passé et le présent vont se confronter et tout cela gracieusement mélangé avec les traditions et les croyances d'une campagne estonienne, les senteurs des herbes médicinales, la fabrication du savon et les parfums des préparations de confitures qui embaument l'air.

Une très "belle" lecture qui laissera son empreinte.

Ce livre a obtenu le 9ème prix du Roman Fnac

Laurent DENIMAL/Opale


Quatrième de couverture :
« Certains témoins mentionnent qu'aux derniers jours du procès de Maurice Papon, la police a empêché un clown de rentrer dans la salle d'audience. [...] L'ancien secrétaire général de la préfecture a peut-être remarqué ce clown mais rien n'est moins sûr. Par la suite l'homme est revenu régulièrement sans son déguisement à la fin des audiences et aux plaidoiries. À chaque fois, il posait sur ses genoux une mallette dont il caressait le cuir tout éraflé. Un huissier se souvient de l'avoir entendu dire après que le verdict fut tombé :
-Sans vérité, comment peut-il y avoir de l'espoir ? » L'auteur dédie ce court texte lumineux, émouvant et métaphorique à la mémoire de son grand-père, ancien combattant à Verdun et de son père, ancien résistant.

Mon avis
Un court récit consacré à une période sombre de notre histoire, la Seconde Guerre Mondiale. Un jeune garçon découvre le passé héroïque de son père et de son oncle, anciens résistants, qui après avoir dynamité un transformateur électrique sont emprisonnés comme otages par les Allemands qui ignorent leur culpabilité…
D'une manière générale, j'aime les livres et les films qui traitent de la seconde guerre mondiale, et celui-ci rend hommage à ces héros de la résistance qui se sont battus dans l'ombre, mais il nous montre également que certains soldats allemands savaient garder leur dignité et leur humanité. Un récit très court, bien écrit, qui se lit vite.

Présentation de l'éditeur

Madeline, rédactrice en chef du journal de Stillwater, n'avait que 16 ans lorsque son père, le respectable révérend Barker, a mystérieusement disparu de la petite ville. Vingt ans ont passé depuis, et tout le monde, y compris sa belle-mère et son demi-frère, lui conseille d'oublier ces douloureux souvenirs. Mais un hasard vient bouleverser leur existence et raviver le drame : la voiture de Barker est retrouvée au fond d'une carrière abandonnée. Contre l'avis de tous, Madeline engage Hunter Solozano, un détective privé, pour l'aider à remonter cette piste. Mais de sulfureux indices sont retrouvés dans la voiture de Barker, qui laissent Madeline perplexe. Et sa propre famille, au lieu de lui venir en aide, se mure dans le silence et cherche à la détourner de son enquête. Comme si tous étaient complices d'un passé trouble, soigneusement caché à Madeline ces vingt dernières années. Comme si le démon qui s'était emparé de la ville vingt ans plus tôt était sur le point de refaire surface...

Mon avis

Oublie toute cette histoire, c'est le conseil que donne sa famille à la jolie Madeline.
Mais malgré les mises en gardes alarmistes celle-ci est bien décidée à faire tout son possible pour savoir ce qui est arrivé à son père disparu il y a vingt ans. Elle engage Hunter Solozano le jeune et beau détective, dont elle va entre parenthèses tomber amoureuse, pour élucider cette affaire.
Très vite, nous lecteur, nous savons que le soi-disant "très respectable" révérend Barker n'est en vérité qu'un monstre, et c'est à cette réalité qu'Hunter Solozano devra confronter sa cliente, une Madeline qui nous semble bien naïve, malgré les soupçons qui pèsent de plus en plus sur ce père "irréprochable".
Le déroulement de l'histoire est bien mené et bien écrit, mais les passages concernant les exactions du révérend sont particulièrement révoltants et dépassent l'entendement tant par leur cruauté, que l'horreur et le vice. L'auteur dévoile presque tout depuis le début, des viols des unes aux suicides des autres. Un livre difficile à lire que j'ai eu beaucoup de mal à finir, certains passages vous laissent trop de sentiments d'aversion et de répulsion. L'histoire sentimentale entre les deux personnages principaux a bien du mal à adoucir la noirceur du contexte. J'ai terminé malgré tout cette lecture car je voulais en connaître les aboutissements, savoir si quelqu'un serait puni d'avoir fait cesser les agissements coupables de l'ancien pasteur de Strillwater.

Merci à Babelio et aux Editions Arlequin pour ce partenariat

4ème de couverture

Ils sont frère et sœurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu’on ne les séparerait pas. Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier : surdoué, prépare actuellement son bac. Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier : les adultes oublient tout le temps qu’elle existe. Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds ; ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d’avoir. Signe particulier : fait vivre des histoires d’amour torrides à ses Barbie. Ils n’ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille. A cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L’une n’est pas très sympathique, l’autre est irresponsable, et… Ah, oui ! ces deux personnes se détestent."

Ce que j'en ai pensé :

Quelle belle leçon de vie. Des sujets vraiment tristes : suicide, mort, maladie, orphelins, violence conjugale… mais traités par l'auteure avec humour et légèreté tout en conservant la gravité des situations. Beaucoup de commentaires sont parus, tous unanimes et élogieux auxquels j'adhère, c'est vraiment un très bon livre qui nous interpelle sur nombre de sujets : la famille, la maladie, la différence. Un récit qui redonne le sourire.
4ème de couverture

De sa famille Vincent ne sait rien, ou presque. Aussi, à la mort de sa femme et de son fils, se tourne-t-il vers ses racines, ses origines - vers le passé, faute d'avenir...Malgré la réprobation tacite de son père, Vincent se jette donc à la recherche de cette grand-mère, Valentine, disparue en juin 1944, sans laisser de trace. Se pourrait-il que ce soit cette vieille dame, au nom inconnu, internée depuis cinquante ans dans un asile charentais ? "Ces salauds nous trouveront pas", se borne-t-elle à répéter. Mais la boîte de la mémoire ne tarde pas à s'entrouvrir. Et les souvenirs, heureux, malheureux, affluent : c'était en mai 1936. Il était une fois deux soeurs... Une famille, la guerre. Des cendres et des braises. Car rien n'est éteint...

Mon avis sur ce livre
Quand la vie vous frappe de plein fouet et qu'elle laisse un grand vide en vous il faut se reconstruire pour ne pas sombrer. Vincent, anéanti, après le décès de son épouse et de son fils décide de partir à la recherche de ses racines. Les retrouvailles avec sa grand-mère lui font découvrir tout un univers de campagne dans le limousin, fait d'odeurs de pain tout juste sorti du fournil, de poissons pêchés dans la rivière, de bonté et de bienveillance, de fraternité, de sens de la famille. Vincent s'immerge dans son histoire, une famille sans histoire avant et pendant la seconde guerre mondiale. Une histoire racontée par tous les protagonistes du livre qui nous parlent jour après jour. De la mère heureuse à celle qui pleure en attendant le retour de ses enfants, du père qui transmet son savoir et qui un jour est bien seul pour pétrir son pain, du fils meurtri par la guerre, des amoureux qui fondent une famille, de la jeune fille repoussée par celui qu'elle aime, celle qui rentre dans la résistance alors que cet autre veut faire partie de la gestapo, ils sont tous là; il y a ceux qui nous touchent par leur tendresse, leurs chagrins, leurs douleurs, leurs joies, leurs peines, leurs amours, leurs amitiés, et ceux qui nous nous heurtent avec leurs méchanceté, leurs trahisons et leur lâcheté, et tout cela avec beaucoup de détails et de descriptions . Cette histoire est pleine de beauté, d'amour et de jalousie, mais aussi de laideur, d'horreurs et de trahisons.
Je ne peux pas terminer ce roman sans être bouleversée, une leçon d'humanité qui rappelle au devoir de mémoire. Une histoire sur une période historique qui vous amène à vous poser des questions "comment aurais-je réagi à cette époque ? Où trouver le courage et la force pour combattre, se protéger et protéger les autres ? Comment affronter la vie dans une telle tourmente ? A qui faire confiance, de qui se méfier ?
Un livre qui montre combien les liens de famille peuvent être très forts. Un livre que je ne suis pas prête d'oublier.

Film avec Jean Reno, Melanie Laurent, Gag Elmaleh
Année de sortie : 2010

Synopsis :
1942.Joseph a onze ans.Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine ...Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs (comme lui), leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin du 16 juillet 1942, où leur fragile bonheur bascule...Du Vélodrome d'Hiver, où 13000 juifs raflés sont entassés, au camp de Beaune la Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, "la Rafle" suit les destins réels des victimes et des bourreaux. De ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance. De ceux qui ont fui. De ceux qui se sont opposés. Toutes les personnes du film ont existé. Tous les événements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.

Un film qui m'a bouleversée :

Un film qui, comme tous les films sur la 2ème guerre mondiale, fait passer le message "n'oubliez pas et plus jamais ça", parce que c'est important de ne pas oublier, de ne pas ignorer, même si il est difficile de comprendre comment on peut laisser faire cela.
Ce film qui relate dans sa plus atroce cruauté cette rafle des juifs, tous ces gens, enfants, femmes, hommes, jeunes ou âgés, traînés jusqu'au Vel d'Hiv, nous fait pleurer, pleurer parce que tout cela est injuste, ignoble et cruel. C'est aussi un film qui ne minimise pas la responsabilité de la France, car cette opération est menée par la police française sur ordre des autorités de Vichy qui a conduit plus de 13000 juifs vers les camps d'extermination. J'ai été touchée par la confiance qui règne dans ces familles "nous sommes trop nombreux, ils ne peuvent pas nous faire de mal". Emue d'y rencontrer certains protagonistes, comme la jeune infirmière qui fait tout ce qu'elle peut pour adoucir le quotidien de ces êtres humains avant leur grand départ vers leur destin,  émue de savoir que certains ont pu être cachés et ne pas être pris dans cette rafle certainement aidés dans leur fuite par des français.
Vraiment un très beau film