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Mes passions

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Ce que j'en ai pensé :


Un grand coup de cœur.

Les mots me manquent pour exprimer tout ce que j'ai pu ressentir au cours de cette lecture.
D'abord, et avant tout, un roman MAGNIFIQUE


Bien que volumineux ce livre se lit très facilement, une fois la première page ouverte vous ne pouvez plus le poser. L'écriture de Jean-Michel Denis est d'une grande fluidité, les paragraphes et les chapitres sont courts ce qui lui donne une grande puissance de vérité et de sensibilité et d'émotions.
Et puis c'est une belle histoire, une belle histoire d'amour, une belle histoire d'amitié aussi.
Eté 2003, une terrible canicule sévit sur la France. Louis et son fils viennent de prendre la mer afin de passer quelques jours ensemble. Mais à peine partis un coup de téléphone urgent du père de Louis les oblige à faire demi-tour. Pierre, cet octogénaire renfermé sur lui-même éprouve soudain le besoin de dévoiler son passé à son fils, il va alors remonter le temps jusqu'aux années difficiles de la seconde guerre mondiale.. Alors âgé de 19 ans, Pierre va connaître un Paris occupé par les forces allemandes. Avec son ami communiste Marcel, il ne va pas se laisser abattre. Ils vont se battre jusqu'au bout du conflit et essayer tant bien que mal de survivre. Ces années sont également des années d'amour avec la belle Sarah qui va avoir la douleur d'être confrontée à l'antisémiste. Des années où se nouent de belles et sincères amitiés, des années pendant lesquelles les gens se dévoilent.

Quatrième de couverture :

Eté 2003, une terrible canicule assèche la France. Louis et son fils s'apprêtent à prendre la mer au large de la Charente afin de trouver un peu de fraîcheur. Soudain, un coup de téléphone les oblige à faire demi-tour. C'est Pierre, le père de Louis. Cet homme discret, voire effacé habituellement, éprouve soudain un besoin capital de parler à son fils.
Pierre et Louis vont alors remonter le temps jusqu'aux années sombres de l'occupation à Paris, ce qui aura des conséqueces totalement inattendues et bouleversantes.
Editions Phébus
140 pages

Ce que j'en ai pensé :

Elles se sont mariées par correspondance, elles ont quitté leur pays le Japon pour l'Amérique, elles sont pour la plupart très jeunes et pauvres et rêvent en secret au bonheur. Mais à leur arrivée elles découvrent que la réalité ne correspond pas aux photos et aux courriers envoyés par ces jeunes maris qui bien souvent sont aussi pauvres qu'elles. Si ces maris leur avaient dit la vérité dans leurs lettres jamais elles ne seraient venues en Amérique accomplir une besogne qu'aucun Américain qui se respecte n'eût acceptée et elles comprenaient que jamais elles n'auraient dû quitter leur pays. Planter, désherber, laver, frotter... elles se jettent à corps perdu dans le travail. Elles rangent leurs miroirs, cessent de se maquiller, oublient de se coiffer. Elles n'écrivent plus à leur mère, pour quoi leur dire qu'elles ont été trompées de toute façon elles ne peuvent pas rentrer. Si elles revenaient, elles attireraient la honte sur la famille toute entière, les jeunes sœurs ne se marieraient jamais, si elles revenaient aucun homme ne voudrait plus jamais d'elles. Vieillies avant l'heure, elles sont restées avec leur mari, plus de rêves, plus d'envie, glacées de l'intérieur, travailler c'est tout. Puis un jour les rumeurs ont commencé à leur parvenir, la guerre, les maris arrêtés les uns après les autres, les affiches officielles qui donnent ordre à toutes les personnes d'ascendance japonaises de ... Ordre de quoi ?  Puis ils ont tout laissé, ils ont disparus mais où ? Un an plus tard toute trace de leur présence a disparu. Il y a des actions qui sont visibles et d'autres qui ne le sont pas. Ces choses-là arrivent et la vie continue…
Une voix qui témoigne pour toutes, qui les porte toutes tant elle est Puissante ,Tragique et Magnifique. Une voix qui raconte à la première personne du pluriel "Nous".  Troublante cette expérience de jeunes japonaises qui ont cru en une vie meilleure au début du XXème siècle, désillusions et douleurs voilà ce qu'en grande majorité elles trouveront. Mais la guerre leur promet le pire. Lorsque le Japon déclare la guerre aux Etats-Unis, tous les japonais sont internés dans des camps. Un livre très émouvant.

Quatrième de couverture :

Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C'est après une éprouvante traversée de l'Océan pacifique qu elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d'un choeur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre et la détention dans les camps d'internement - l'État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l'oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n'avaient jamais existé.
 
Lecture qui fait partie du challenge :
 
 


Editions Flammarion
245 pages

Ce que j'en ai pensé :
Nous sommes en juillet 1961, une journée d'été...le 9 juillet
 Albert est ouvrier chez Michelin et vit dans un petit village non loin de Clermont-Ferrand. Il a deux fils. L'aîné, Henri, est parti faire la guerre en Algérie. Albert le connaît peu. Ce n'est que lorsqu'il est rentré de captivité à la fin de la seconde guerre mondiale, qu'il a connu ce fils, alors âgé de cinq ans, ils ne sont jamais arrivés à tisser des liens forts entre eux. Albert a un second fils, Gilles, un passionné de littérature qui passe ses journées dans les livres. Il est plongé dans la lecture de Balzac, Eugénie Grandet, et compare ses lectures au monde qui l'entoure. Lorsqu'un maître d'école à la retraite s'installe non loin de chez eux, Albert lui confie l'éducation de son fils, "Mon fils n'ira pas à l'usine car c'est un littéraire ! Et il n'y a pas de littéraires dans les usines".. Sa femme, Suzanne est une femme ordinaire, attachée à sa demeure et au bien être de sa famille. Son fils Henri lui manque, elle attend chaque jour ses lettres et lui envoie régulièrement des courriers accompagnés de photos. Elle a moins d'affection pour Gilles, ou du moins elle ne la montre pas. Madeleine Chassaing, la mère d'Albert, vit avec eux. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, perdue dans ses souvenirs. Albert a été fait prisonnier sur la ligne Maginot en juin 1940. Depuis, comme bien des soldats, il s'est muré dans le silence. Au moment où sa femme s'apprête à faire entrer un poste de télévision (le premier au village), au moment où elle le trompe avec Paul (la première fois), au moment où de Gaulle prône le remembrement des terres agricoles, Albert ne parvient plus à vivre, tout ce qu'il a fait il l'a fait par devoir, par principe, par nécessité. Par manque de mots il est incapable d'hurler sa souffrance, il attend la mort en espérant que la balle imaginaire logée depuis bien longtemps près de son cœur l'atteindra bientôt. Mais la mort ne vient pas. Il lui semble bien qu'elle ne viendra pas s'il ne l'aide pas un peu.
La lecture de certains livres déclenche une grande émotion et charme sans qu'on puisse dire avec exactitude pourquoi. C'est le cas du roman de Jean-Luc Seigle. Ce roman est beau.  C'est l'histoire d'un homme usé par la vie qui ne veut plus continuer à vivre mais qui en véritable père Goriot souhaite le meilleur pour les siens. Ces pages nous racontent sa dernière journée. Un mélange de preuves d'amour, de protection, de réactions un peu vives. Une histoire qui nous parle du passé et du présent, de l'arrivée de la modernité dans un petit village et de la ligne Maginot, des choses secrètes enterrées sous les mots, des silences qui parfois font si mal.  Ce livre est beau.
Quatrième de couverture :
 9 juillet 1961. Dès le lever du jour, il fait déjà une chaleur à crever. Albert est ouvrier chez Michelin. Suzanne coud ses robes elle-même. Gilles, leur cadet, se passionne pour un roman de Balzac. Ce jour-là, la télévision fait son entrée dans la famille Chassaing. Tous attendent de voir Henri, le fils aîné, dans le reportage sur la guerre d’Algérie diffusé le soir même. Pour Albert, c’est le monde qui bascule. Saura-t-il y trouver sa place ?Réflexion sur la modernité et le passage à la société de consommation, En vieillissant les hommes pleurent jette un regard saisissant sur les années 1960, théâtre intime et silencieux d’un des plus grands bouleversements du siècle dernier.



Editions Gaïa
410 pages
 J'avais sept ans quand j'ai décidé de tuer ma mère. Et dix-sept ans quand j'ai finalement mis mon projet à exécution ».

Ce que j'en ai pensé :
Eva, la narratrice,  l'annonce dès le début, elle a décidé de tuer sa mère et elle l'a fait. C'est ce qu'elle confie à son journal, un carnet que lui a offert sa petite fille pour ses cinquante-six ans.
A cinquante-six ans Eva n'a jamais trouvé la paix nulle part, ni dans le jardin, à la plage, ni même parmi ses roses qu'elle aime tant. Elle fête son anniversaire entourée de sa famille et de ses amis. Sa petite-fille, la seule qui semble vraiment la comprendre, lui offre un petit carnet dont les pages blanches "exigeraient leur lot de sacrifices, de témoignages et de victimes". Eva va effectivement nous révéler ses secrets profondément cachés, pendant trois mois, nuit après nuit, elle va faire renaître son passé et nous raconter comme elle en est arrivée à tuer sa mère. Il y a plus d'une façon de déterrer les choses, et elle , elle va le faire en écrivant. Les retours en arrière vont se mêler avec les moments présents, Eva va relater son quotidien avec Swen son compagnon, une vie qui apparemment est sereine au milieu de ses roses qui tiennent une place particulière dans sa vie, ses rencontres avec ses amies et leurs difficultés, ses moments passés avec Irène, une vieille dame qui perd un peu la tête, mais surtout elle va petit à petit se souvenir de ses relations iniques avec sa mère. Certaines conversations demeurent gravées dans sa mémoire et elle peut en rendre compte mot pour mot, d'autres incidents lui sont un peu plus fuyants. Elle va nous raconter ces moments où elle se réfugiait dans sa chambre et où elle sortait les oreilles de Buster de sous son oreiller pour tenter d'y voir plus clair sur les évènements qui se précipitaient. "Le pire et le meilleur coexistent, sans déteindre l'un sur l'autre".
Mis à part l'aspect tragique de ce roman, je me suis régalée en le lisant. C'est une lecture limpide et rigoureuse, intense, prenante, intime et courageuse, pleine de sentiments contradictoires, parfois tendres mais souvent incisifs. Au fil des mots, Eva raconte principalement et avec précision sa relation destructrice avec sa mère. L'aspect tourmenté de cette petite fille face à une mère tyrannique n'a pu que m'émouvoir même si j'appréhendai ce qu'elle, pourtant si jeune, était capable de faire et la fin tragique de cette histoire mère-fille. Je me suis révoltée bien des fois face au comportement ignoble de la mère d'Eva, certaines situations devenaient extrêmement pénibles. Je suis restée tendue et oppressée face aux agissements de cette jeune fille, qui n'hésite pas à échafauder des plans assez atroces pour préparer sa vengeance, mais malgré tout je n'ai pu m'empêcher de m'attacher à elle. C'est un roman qui par moments donne la chair de poule comme par exemple le sort réservé à ce chien Buster et à ses oreilles, de la compassion pour Björn pour qui la punition infligée est des plus cruelles, on se demande bien jusqu'où est capable d'aller cette fillette pour assouvir sa sentence, quelle force intérieure la pousse même si on en connaît le dénouement et comment après ce matricide ne pas la sentir coupable ?. Un roman que j'ai trouvé remarquable et passionnant, d'une grande intensité émotionnelle et impressionnant à bien des égards. Malgré tout l'intrigue est agrémentée de petites touches d'humour, de passages tendres ce qui permet de sourire un peu.

Quatrième de couverture :

Eva cultive ses rosiers. A cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu'elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants et une vieille dame acariâtre dont elle s'occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu'on l'évoque dans l'atmosphère feutrée d'une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l'a jamais aimée.
Très tôt, Eva s'était promis de se venger. Et elle l'a fait, avoue-t-elle d'emblée à son journal intime.
Un délicieux mélange de candeur et de perversion.

Une lecture a ajouter dans le challenge :

Editions Milady
176 pages


"Le coup de foudre est possible, même avant le premier regard !"

Ce que n'en ai pensé
Lincoln est un gentil jeune homme de 28 ans, il vit toujours chez sa mère qui prend soin de lui comme s'il était encore enfant. Ayant traîné des années dans les études il ne sait  pas vraiment quoi faire de sa vie. Il rumine sans cesse les blessures de sa rupture avec son premier grand amour malgré les incessantes réflexions de sa sœur. Sans être dépressif, il mène une vie bien taciturne, sans soleil, sans éclats de rires, sans relation amoureuse. De plus il a un travail des plus passionnants !!! Il ne risque pas de s'y épanouir ! Il travaille de nuit, seul dans une grande salle informatique. Il traque toutes les personnes qui n'utilisent pas leurs ordinateurs à des fins strictement professionnelles et adresse des avertissements aux contrevenants. Cette tâche lui prend une vingtaine de minutes sur ses huit heures de travail de nuit, huiit heures de solitude dans l'atmosphère confinée de la salle informatique.
Des échanges de mails que deux collègues et amies, Beth et Jennifer, s'envoient régulièrement finissent par attirer son attention. Il ne peut pas s'empêcher de trouver ces échanges drôles. Il sait qu'il devrait les rappeler à l'ordre mais il peut bien se l'avouer, il ne leur enverrait pas d'avertissement. Parce qu'il les aimait bien et parce qu'il les trouvait gentilles, intelligentes et rigolotes, parfois, il éclate de rire en les lisant depuis son poste. Il est sensible aux taquineries qu'elles s'échangent, au soin qu'elles prennent l'une de l'autre. Il aurait bien aimé avoir un ami, au bureau, à qui il pourrait parler de cette façon. Bien que convaincu qu'il devrait cesser d'être indiscret, Lincoln continue à espionner les mails que s'échangent les deux copines et finit par avoir une vraie attirance pour Beth. Beth, qui de son côté, est tombée sous le charme d'un mystérieux jeune homme qu'elle a vu dans les couloirs du journal alors qu'elle est déjà en ménage avec un guitariste de rock depuis neuf ans. Un jeune homme qu'elle appelle "Mon Mec Mignon" dans ses mails.
Ce n'est pas de la grande littérature mais je l'avoue j'ai bien aimé. Le scénario n'est pas révolutionnaire, les sentiments se devinent et on voit arriver les scènes dont certaines sont assez banales, et même si ça peut vous paraître un peu naïf, c'est vraiment plaisant et attendrissant, rafraichissant et léger avec des dialogues très amusants et attendrissants.
Les personnages sont attachants, Lincoln énerve un peu par son air de lutin meurtri qui a abandonné l'espoir de rencontrer l'amour, par son humeur à ne pas faire la fête, ni jouer, ni voir des gens. Et pourtant malgré son inertie et son défaitisme il arrive à attirer notre sympathie dans cet abîme de tristesse. C'est un "Beau mec" qui s'ignore, et plus l'histoire avance plus on le voit changer, il finit par rencontrer des gens avec qui il se sent à l'aise et il va essayer de se prend en main. Les deux copines sont vraiment drôles, pleines d'énergie et de vitalité. Un peu, même beaucoup, "pipelettes", elles sont intelligentes et amusantes, ce qui ne les empêche pas de se montrer un peu "langue de vipère". Et puis il y a les autres, la mère de Lincoln pleine de bons sentiments malgré son côté "mère poule", elle est pleine d'énergie en plus d'être un vrai cordon bleu, elle nous met l'eau à la bouche avec les bons petits plats qu'elle prépare pour son fils, la sœur du jeune homme paraît agressive mais on sent bien qu'elle aime son frère et qu'elle voudrait qu'il se sorte de sa douloureuse déception qui l'a laissé complètement abattu, les copains sont soudés mais s'ils sont un peu débiles.
L'écriture est simple, pétillante, émouvante aussi car elle peut aussi bien nous arracher un éclat de rire qu'un sanglot.
En fait je ne pensais pas tomber sur un livre aussi prenant, il est différent de ce que l'on trouve dans la littérature romanesque. Il se lit très facilement et très vite. Il est extrêmement touchant et agréable. C'est une succession d'air frais, de légèreté, c'est tout simplement un beau moment de lecture. Je ne peux que vous le conseiller.

Quatrième de Couverture : 
1999. Lincoln, gentil geek aux faux airs d’Harrison Ford, travaille dans une entreprise où son rôle consiste à contrôler les e-mails des employés. C’est ainsi qu’il parcourt les échanges de Jennifer et Beth, deux copines aussi impayables qu’attachantes. Sans même l’avoir vue, Lincoln va tomber amoureux de Beth. Mais comment lui déclarer sa flamme sans passer pour un fou ? Surtout que la jeune femme semble avoir un faible pour un « inconnu » qui travaille dans le même immeuble.

Je remercie vivement Karine du Club de lecture et les  éditions Milady pour ce bon moment de détente.


J'inscris cette lecture dans le challenge :

 

Editions Albin Michel
Ce que j'en ai pensé :
Virgile et Victoria habite une petite ferme éloignée d'un village de la Dordogne près d'une rivière, l'Isle, qui fait office de ligne de démarcation entre la France libre et la France occupée pendant la dernière guerre mondiale. Le couple a une existence paisible, lui dans son atelier de menuiserie ou à la pêche, elle à cultiver son jardin et nourrir ses quelques bêtes. Leur seul regret c'est de ne pas avoir eu d'enfants. Dès qu'on vient leur demander leur soutien pour faire passer la ligne ils acceptent de venir en aide aux juifs qui fuient les allemands, n'écoutant que leur coeur "N'ont-ils pas deux bras et deux jambes comme nous ! s'exclame Victoria. Mais à leurs yeux cette aide n'est pas suffisante, aussi c'est sans hésitation qu'ils acceptent d'accueillir la petite Sarah qui dans la tourmente est séparée de ses parents, puis viendra Elie, un petit garçon cruellement marqué par la mort de ses parents tués sous ses yeux.
Vous savez combien j'apprécie les romans de Christian Sighol, si je ne les ai pas tous lu j'en ai lu un grand nombre.
Ce dernier livre est rempli d'émotions, de tristesse et d'angoisses, mais également d'aversion envers ces personnes qui n'ont pas hésité à dénoncer leurs voisins. On y trouve également du bonheur, celui de Victoria et de Virgile d'avoir ces enfants dans leur foyer,  de leur venir en aide et les protéger, on ressent également leur angoisse et leur peur pour leur sécurité.
Si vous parlez à Victoria et Virgile de leur courage ils ne comprennent pas, c'est si naturel pour eux de venir en aide à son prochain, de récompenses ou d'argent, ils n'en veulent pas vous ne leur feriez pas plaisir, vous allez même les vexer.
Un joli roman plein de sentiments qui évoque cette période douloureuse de notre histoire. Un hommage émouvant à ces héros anonymes qui ont combattu l'ennemi, à leur courage et à leur humanité. Une réponse cinglante à la déclaration de François Hollande qui avait déclaré la déportation des juifs de "crime commis en France par la France".
Quatrième de couverture :
En 1942, dans le département de la Dordogne, la ligne de démarcation croise le cours de l'Isle. La ferme des Laborie est à deux pas de la rivière et Virgile, n'écoutant que son cœur, ne refuse jamais sa barque à ceux qui tentent de passer en zone libre. Lorsqu'on propose à Virgile et à Victoria qui n'ont jamais pu avoir d'enfants, de cacher Sarah et Elie, deux gamins juifs perdus dans la tourmente, ils accueillent les petits réfugiés comme un don du ciel. Au fil des jours, malgré les trahisons, les dénonciations, les contrôles incessants, la Résistance s'organise dans le Périgord jusqu'aux reflux des troupes allemandes dans le sang et la terreur. Avec une sensibilité, une justesse de ton qui bouleversent, Christian Signol évoque cette période douloureuse de l'Histoire où, comme les Laborie, de nombreux Français n'hésitèrent pas à mettre leur vie en jeu avec la simple certitude d'accomplir leur devoir de citoyen, d'être humain. Ce roman auquel l'auteur tient tant est un superbe hommage à la mémoire de ces Justes qu'on ne peut oublier.
J'inscris cette lecture dans le challenge :


Editions 10/18
315 pages
Ce que j'en ai pensé :
27 Mars 1892, huit heures du matin, une explosion secoue le quartier de la rue de Clichy. Un homme assit à sa table se réclame avoir une mission divine qu'il doit accomplir. Huit jours plus tard, on assassine en Ecosse une vieille femme, Lady Pebble, tandis qu'à Paris on cambriole l'appartement de Kenji Mori. Lors de ce cambriolage, les voleurs n'ont emporté qu'une coupe exotique sans grande valeur. Se peut-il que ce cambriolage soit lié de quelque manière à l'assassinat perpétré en Ecosse ? Victor, le fils adoptif et associé de Kenji se soumet aussitôt à l'invite du mystère. Mais par quel bout saisir cette étrange histoire ?

Les rapports entre ces trois actes nous sont dévoilés tout au long du récit. Le principal protagoniste de cette histoire est Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères. Aidé de Joseph Pignot son commis à la librairie Elzevir, il nous entraîne dans le Paris trépidant et populaire de la fin du XIX siècle pour se lancer dans une enquête afin de retrouver la trace d'une coupe volée qui passe de mains en mains, son instinct lui soufflant que cette coupe valait un sort funeste à ceux qui avaient le malheur de croiser son chemin. Les pistes s'entrelacent et les faits s'imbriquent les uns dans les autres. A travers les pages nous parcourons les quartiers bourgeois et les quartiers bien plus populaires notamment les quartiers des chiffonniers avec leurs constructions sordides, des brocanteurs et celui des Enfants-Rouges, nous croisons la bourgeoisie et les miséreux, les fiacres et les premières automobiles. Nous y faisons la connaissance de personnages typiques et hauts en couleur avec leurs expressions argotiques du Paris de l'époque. Je n'avais jamais lu d'ouvrage de Claude Izner (pseudonyme de deux femmes écrivains, deux sœurs bouquinistes sur les bords de Seine qui écrivent à quatre mains), j'ai été enchantée par cette lecture, friande de vieilles histoires j'en ai aimé l'époque, les personnages et l'intrigue. Cette enquête policière permet de nous faire découvrir une période de l'histoire de Paris que j'aime beaucoup, les descriptions des rues, et des quartiers sont très vivantes et réelles et les scènes avec le parler de l'époque font authentiques. Les dialogues, surtout celui entre Joseph et sa mère, sont remplis d'humour. Il y a des personnages vraiment très drôles, notamment le vieux Monsieur de Vigneules qui m'a fait bien souvent sourire. Le vocabulaire est très agréable, la lecture est limpide et claire, on a vraiment beaucoup de mal à l'interrompre pour faire autre chose. J''ai depuis appris que cette histoire faisait partie d'une série historique policière racontant les enquêtes de Victor Legris. Je ne manquerai pas de les retrouver pour y découvrir d'autres quartiers de Paris et de nouvelles énigmes car je suis ravie de ma découverte. Je ne peux que vous conseiller d'en faire de même si cela n'est pas déjà fait.

Quatrième de couverture
En ce jour d'avril 1892, à Paris, toute l'équipe de la librairie de la rue des Saints-Pères est sens dessus dessous ! L'appartement de Kenji Mori, l'associé et père adoptif de Victor Legris, vient d'être cambriolé. Mais, fait étrange, les voleurs n'ont emporté qu'une coupe exotique sans valeur. Bientôt, le libraire enquêteur va découvrir combien cet objet attise les convoitises... Dans un Paris hanté par la peur des attentats terroristes, au lendemain de l'arrestation d'un certain Ravachol, Victor Legris est entraîné dans une enquête en forme de cache-cache fatal qui le conduira jusque dans le milieu des chiffonniers parisiens et au cœur du quartier des Enfants-Rouges.
J'inscris cette lecture dans le challenge :

Editions JC Lattès
185 pages
"Les femmes pressentent toujours ces choses-là"

Ce que j'en ai pensé :
Le jour où Jocelyne gagne 18 547 301 euros et 28 centimes au loto elle se pose tout un tas de questions et n'est plus sûre de rien : est-ce que l'amour de ses proches ne va pas changer, son mari a des tas d'envies, une belle voiture, un écran plat… et son salaire ne lui permet pas de réaliser ses rêves. S'il savait, qui deviendrait-il ? Si elle lui achète la Cayenne dont il rêve, ne partirait-il pas, ne roulerait-il pas loin et vite et ne reviendrait-il pas ? Réaliser ses rêves, c'était prendre le risque de les détruire tous les deux. Son ménage a des hauts et des bas comme tous les couples, et même si ils ont eu des jours de tourmente, des nuits de tempête, ils ont réussi à surmonter les choses mauvaises : deux enfants, une jolie petite maison, des amis, ils partent en vacances deux fois par an, sa mercerie marche bien, c'est un peu fragile, mais ça tient. Alors elle est effrayée par tout cet argent, et son atavique prudence lui souffle de cacher, pour l'instant, son chèque dans une vieille chaussure rangée dans la penderie en attendant que son vertige s'apaise.
Tout d'abord j'ai passé un très bon moment. Ce livre est très réaliste, peut-être trop justement ce qui parfois gêne un peu, mais malgré tout c'est une belle leçon. Le vieil adage "l'argent ne fait pas le bonheur" prend tout son essor.  Jocelyne est comme tout le monde, elle n'est pas parfaite, mais elle se méfie beaucoup des réactions de ses proches. Elle hésite, comment doit-elle réagir maintenant qu'elle peut accéder à ses rêves et à ceux de son entourage. Sa vie, bien ordinaire comme pour beaucoup de monde, lui apporte tout de même amour, amitié et quelques plaisirs qu'elle sait apprécier,  tout simplement. Alors avec tout cet argent, sa vie va changer, va-t-elle y gagner ?
Au fil des pages on se lie  avec cette femme. C'est une Jocelyne un peu trop gentille, qui a le cœur sur la main et qui aime partager juste pour le plaisir. Elle sait apprécier les doux moments que lui offre sa vie et elle a une grande appréhension du changement. C'est un livre plein de sentiments et d'émotions, drôle parfois, un peu plus triste par moments. Le style de l'auteur est léger, par des mots simples il rend son ouvrage sympathique. On a l'impression de la connaître cette femme, ou d'en connaître qui lui ressemble. L'auteur sait émouvoir le lecteur par sa simplicité et son humour un peu amer parfois. Ce livre se lit vite, trop vite, il est court, trop court. Il est très agréable à lire et fait passer un très bon moment.

 Quatrième de couverture :
 Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu'elle peut désormais s'offrir ce qu'elle veut, elle se pose la question : n'y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ?
Lecture a inscrire dans le challenge :


Editions Actes Sud
312 pages

Ce que j'en ai pensé :
La fin de la première guerre mondiale est proche quand Léon, tout jeune homme, quitte le nid familial pour aller travailler à la gare de Saint Luc sur Oise. C'est là qu'il entend pour la première fois la sonnette du vélo de Louise, une jeune fille qui a beaucoup de caractère et qui ne mâche pas ses mots, mais qui sait également faire preuve de douceur quand il s'agit d'annoncer aux familles le décès de leur fils ou mari mort au champ d'honneur. Un amour tendre et platonique naît entre Léon et Louise, ils cherchent le moindre moment pour le passer ensemble. Lors d'une promenade à vélo ils sont victimes d'une attaque aérienne. Blessés et soignés dans deux hôpitaux différents, ils croient l'un et l'autre à la disparition de son amour. Dix ans passent, Léon est marié et père d'un petit garçon, il travaille dans le département scientifique de la police au Quai des Orfèvres. Lors d'une rencontre fortuite il croit reconnaître dans le wagon d'un métro "Sa" Louise. Ils vont se chercher, se retrouver et se revoir. Leur amour n'a pas changé, mais Louise décide qu'ils ne se verront plus, elle fait jurer à Léon qu'il ne prendra pas contact quelque en soit le moyen ou prétexte.
Mon attirance pour ce récit est venue de la lecture d'une petite chronique éditée dans une revue qui plaidait le roman d'Alex Capus, j'enregistrais tout de suite le titre et surtout l'image de couverture. Bien m'en a pris car c'est un roman délicieux, une espèce d'histoire d'amour un peu déconcertante entourée d'une succession d'évènements qui, les années passant, construisent la vie de deux êtres. Les personnages sont vrais et présents, Léon est jeune, dynamique  et responsable, et ce malgré les années qui passent. Louise a un caractère très particulier, quant à l'épouse de Léon, Yvonne, elle est assez troublante dans son rôle d'épouse sachant l'amour que porte Léon à une autre femme. Une partie de cette histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale, les peurs et les restrictions, l'obéissance à l'ennemi sont omniprésents dans la vie de nos protagonistes.
C'est une histoire pleine de charme avec pour ambiance différentes époques, la Première Guerre mondiale sous le ciel de Normandie et ensuite Paris sous l'occupation. Un récit bien écrit, agréable à lire dans lequel Notre Histoire est bien imprégnée et dans lequel Léon et Louise campent deux personnages énergiques et très attachants . Alors je vous souhaite une bonne lecture !
Quatrième de couverture :
Le jour des obsèques du grand-père, la famille est en train d'attendre le prêtre dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, lorsqu'une petite dame énergique, portant un foulard rouge, s'approche du cercueil, pose un baiser d'adieu sur le front du défunt et, en souriant malicieusement en direction de l'assistance, actionne une vieille sonnette de vélo. Dans les premières rangées, on chuchote. Est-ce vraiment cette Louise ? Elle a donc osé ?
Léon et Louise n'ont pas vingt ans lorsqu'ils se rencontrent dans un petit village français vers la fin de la Première Guerre mondiale. Connus, reconnus, perdus de vue, séparés par les hasards de l'Histoire, les deux jeunes gens ne s'oublieront jamais.
Lecture inscrite dans le challenge :

Editions MILADY
384 pages
 
Ce que j'en ai pensé :
Lady Jocelyn a 22 ans lorsqu'elle tombe des nues le jour où le testament de son père est ouvert, elle hérite d'une immense fortune à la condition qu'elle se marie avant son 25ème anniversaire, elle ne s'attendait pas à ce que ce père aimant pu rédiger une telle clause. Presque trois ans se sont écoulés depuis la mort de son père, la date fatidique approche et Jocelyn n'est toujours pas mariée, elle ne manque pourtant pas de prétendants, mais à force d'être courtisée elle les trouve assommants et volages. C'est une jeune femme charmante, aussi belle que gentille et intelligente mais elle est aussi une jeune femme blessée, traumatisée par le divorce de ses parent. Un célibataire endurci, le Duc de Candover est bien le seul homme avec lequel elle voudrait bien convoler, mais il préfère papillonner et ne courtiser que des femmes mariées ou veuves.  Au cours d'une visite à l'hôpital militaire, elle fait la connaissance de David, un officier blessé à Waterloo, gisant paralysé sur son lit de souffrance. C'est alors qu'elle passe un marché avec lui, ils se marient pour que Jocelyn touche son héritage et en compensation elle allouera une rente à Sally, la sœur bien-aimée de David, qui va se retrouver seule, sans personne pour veiller sur elle à la mort de son frère. Leur décision prise ils se marient mais c'est sans compter sur l'acharnement de Sally à ne pas accepter la perte imminente de son frère ni croire à cette comédie de mariage.

Tous les ingrédients sont là : une héroïne belle et généreuse, qui cache une blessure la rendant méfiante envers l'amour, un héros grièvement blessé, des ennuis causés par un mariage impétueux… une histoire pas très originale mais très agréable, facile à lire, qui m'a fait passer un très bon moment. Les personnages sont sympathiques presque attendrissants, leurs histoires suivent des parcours difficiles mais les mènent vers le bonheur. Jocelyn m'a séduite par son caractère bien trempé. Loin d'être hautaine et prétentieuse malgré sa fortune, elle est toujours prête à aider son prochain, il émane d'elle une grande gentillesse. La jeune sœur de David est très séduisante malgré son caractère un peu fougueux et sa langue acérée, elle paraît bien sévère et si protectrice envers son frère, mais elle est aussi tenace et a les pieds sur terre. Et pour parfaire le tout la couverture est superbe et donne le ton du roman.
Quatrième de couverture :
A la mort de son père, le comte de Cromarty, lady Jocelyn se sent trahie. Cet homme dont elle se sentait si proche a prévu dans son testament une clause qui oblige Jocelyn à se marier avant ses vingt-cinq ans. Alors que la date fatidique approche, lady Jocelyn ébauche un stratagème qui lui permet de contourner cette contrainte tout en faisant acte de générosité envers un officier blessé. Mais ce calcul si raisonnable ne prend pas en compte les progrès de la médecine… ou la force des sentiments que va lui inspirer cet homme admirable qui semble si sincèrement épris d’elle.
J'inscris cette belle romance dans le challenge :


Editions Albin Michel
  pages
Ce que j'en ai pensé :
 Nous voici en compagnie de Suzanne, accordeuse de piano, plus très jeune, peu élégante dans ses vêtements ordinaires et qui n'a pas grand pouvoir de séduction . Elle mène une vie sans histoire auprès de son époux Antoine. Un jour elle se rend chez Lucie pour accorder le piano de son fils. Sur le pas de la porte elle rencontre le père, Serge, un homme d'une soixante d'année, élégant et fier, bien dans sa tête, bien dans sa vie. Tout semble réussir à cet homme, il a une très jeune femme Lucie, deux beaux enfants, il dirige une grande agence immobilière très réputée et malgré tout,  dès cette brève rencontre,  Suzanne va occuper ses pensées nuit et jour.
Voici le récit d'une rencontre peu probable. Serge a une vie rêvée auprès de sa belle et jeune femme, tandis que Suzanne est bien ordinaire et se confond dans la foule. J'ai eu beaucoup de mal à suivre cette histoire même si j'apprécie l'écriture de l'auteur. On ne comprend pas bien ce que Serge et Suzanne ressentent vraiment. Est-ce de l'amour ou simplement un moment d'égarement où seul le sexe compte ? On s'y perd un peu, mais malgré tout on continue en se disant qu'il va bien se passer quelque chose … Puis Serge se découvre, confie à Suzanne ce qu'il n'a jamais confié à personne, ses blessures, sa souffrance.
Je suis un peu déçue par ce récit, le titre est si prometteur ! Le style de l'auteur est bien là, limpide, clair et agréable, c'est certainement pour cela que j'ai poursuivi ma lecture jusqu'au bout car ses personnages n'ont pas su m'embarquer dans leur improbable histoire.
Quatrième de couverture :

C est étrange comme il suffit d'un rien pour qu une vie se désaccorde, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur. »

Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi soudain recherche-t-il Suzanne qui n est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ? Pourquoi va-t-il lui confier un secret d'enfance dont il n a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ?
J'inscris cette lecture dans le challenge :
Editions Albin Michel

Ce que j'en ai pensé :
J'ai beaucoup aimé la série Rome aussi quand j'ai lu la quatrième de couverture de ce roman j'ai eu grande envie de me replonger dans cette époque, et bien m'en a pris car c'est un roman palpitant.
On se retrouve à Alexandrie où Cléopâtre-Séléné demeure dans le palais bleu avec son frère jumeau  et le petit Ptolémé, éloignée de sa mère Cléopâtre qu'elle ne voit que très rarement. C'est à travers les yeux de Séléné, petite fille mélancolique, que l'on suit son enfance et l'histoire de ses parents Cléopâtre et Marc Antoine. Elle nous décrit la vie de famille. Le couple mythique  de ses parents qui ne restent à Alexandrie que le temps de quelques réceptions, quelques parties de chasse et quelques audiences solennelles. Antoine part avec son armée car la succession de César entraîne de nombreux conflits avec Octave, son beau-frère et neveu de César, autrefois son allié et devenu son principal rival. Quant à Cléopâtre elle le rejoint où qu'il soit, après avoir ramassé l'or des temples pour financer les armées d'Antoine et lancé de nouveaux programmes de construction dont un magnifique mausolée, laissant à son jeune fils aîné Césarion, le fils de César, de lourdes responsabilités, le laissant affronter trahisons et difficultés quotidiennes. Le temps passe mais les jours ne se ressemblent pas :  le glorieux combattant, l'homme qui pendant dix ans a su conquérir le plus vaste empire d'Orient depuis Alexandre le Grand, le chef admiré par ses armées est battu par Octave. La flotte de Marc Antoine est bloquée, il réussit une percée, mais c'est un homme ivre de colère et de honte, anéanti par sa défaite qui se retrouve à Alexandrie. Pendant un an il se tient éloigné de la cour et de la reine, dépressif il se voit mourir, à petit feu car il perd tout, ses alliés, ses villes, ses amis l'un après l'autre, un an d'agonie, et Cléopâtre est toujours là qui veille, Cléopâtre qui lui murmure. "Malgré toi, avec toi", jamais elle ne l'abandonnera et jamais il ne la laissera, ils partiront ensemble vers l'inéluctable fin.
Un roman qui s'achève sur Alexandrie aux mains d'Octave, Cléopâtre s'est suicidée après avoir enterré dignement Marc Antoine et ses trois derniers enfants, encore très jeunes, sont fait prisonnier par Octave, dont la petite Séléné.
Un roman historique très plaisant à lire. Parti d'un cauchemar où elle voit une petite fille enchaînée, l'auteur nous divulgue l'histoire de la petite Séléné, la fille de Cléopâtre. On apprend à connaître le couple Cléopâtre Marc Antoine, leurs caractères, leurs sentiments. On suit également l'existence et l'éducation de leurs enfants  On redécouvre les batailles avec les conquêtes et les défaites de Marc Antoine, l'amour qui lie ces deux êtres d'exception qu'étaient Cléopâtre et Marc Antoine, mais aussi la chute du grand homme et celle d'Alexandrie qui entraîneront Cléopâtre au suicide. Même si on connaît l'issue fatale du couple, l'auteur arrive à nous la faire oublier par les milles petits faits et détails qu'elle nous raconte. J'ai également beaucoup aimé les interrogations et réponses que se fait l'auteur, nous faisant part de ses difficultés à mener à bien son roman.
Quatrième de couverture :
Maec Antoine et Cléopâtre. L'Imperator et la Reine des Rois. Un couple mythique, parents des jumeaux Alexandre et Cléopâtre, surnommés Hélios et Séléne (en grec Soleil et Lune). Deux jumeaux magnifiques, cadets de Césarion (fils de Césarà, ainés de Ptolémée. Petits princes élevés dans la pourpre et l'encens du Quartier-Royal, "cité interdite" d'Alexandrie. Rois à deux ans, à six, à douze. Princes éphémères de royaumes imaginaires qu'ils jouent aux dés et aux osselets sur les terrasses du palais. Si fragiles et si jeunes encore lorsque la ville tombe... Tous massacrés par les Romains, sauf Cléopâtre-Sélénè, la reine oubliée, qui revient hanter les rêves de la narratrices, exigeant qu'elle raconte au monde leur histoire. Les morts ne demandent qu'à vivre. Comme la Marguerite Yourcenar des Mémoires d'Hadrien, Françoise Chandernagor joue de toutes les armes : érudition, distanciation, empathie, intuition, réflexion sur les rapports entre ambition et destin, vainqueurs et vaincus, opportunisme et aveuglement... Un roman éblouissant qui brasse l'Histoire, en évoque les coups du sort, les amours, les combats, les conquêtes, pour faire jaillir une vérité deux fois millénaire.

Livre qui fait partie du challenge :


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Voici de nombreux mois j'ai mis le patchwork d'un dessus de lit en photo




mais il manquait de nombreuses heures de kiltage pour qu'il soit terminé. Et bien c'est fait, grâce à mes amies kilteuses qui m'ont fait le grand plaisir de le terminer.



C'est un splendide ouvrage


Un grand Merci à toutes



Xo Editions
400 pages


Ce que j'en ai pensé :

Sébastian élève seul sa fille Camille et Nikki, son ex-épouse, son fil Jeremy, frère jumeau de Camille. Si Sébastian est très sévère Nikki, un peu bohême, laisse beaucoup de liberté au garçon, jusqu'au jour où la situation bascule, le jeune Jérémy disparaît. Fugue, rapt, c'est ce que vont devoir trouver Sébastian et Nikki, passant outre leurs différents pour retrouver leur fils.

Un nouveau Guillaume Musso. Plus la belle histoire d'amour mêlée avec du fantastique mais un thriller avec une intrigue policière où la violence est omniprésente, mais on y trouve aussi tendresse et amour. Les personnages sont assez atypiques et nous entraînent dans une course endiablée.  Dès les premières pages nous entrons dans le vif du sujet. Un jeune garçon a disparu et ses parents, pourtant séparés depuis plusieurs années, partent ensemble à sa recherche. Tout n'ira pas sans mal, mystère, aventure et même tueries, l'angoisse monte rapidement mais au milieu de tout cela l'auteur n'a pas complètement oublié la tendresse et l'amour. Une écriture toujours aussi limpide et simple, qui se lit vite et sans prise de tête. J'ai bien aimé Sébastian qui quitte pour un temps son costume de brillant luthier de Manhattan pour secourir sa famille, il devient batailleur habille et plein de ressources pour aller au bout de ses idées. Nikki est assez drôle et combattive. Même si cette lecture ne me laisse pas un impérissable souvenir, j'ai passé un très agréable moment.

Quatrième de couverture :

Un divorce les avait séparés...
... le danger va les réunir

Artiste bohème au tempérament de feu, Nikki fait irruption dans la vie sage et bien rangée de Sebastian. Tout les oppose, mais ils s'aiment passionnément. Bientôt, ils se marient et donnent naissance à des jumeaux : Camille et Jeremy.

Pourtant, le mariage tourne court : reproches, tromperies, mépris ; la haine remplace peu à peu l'amour. Au terme d'un divorce orageux, chacun obtient la garde d'un des enfants : Sebastian éduque sa fille avec une grande rigueur alors que Nikki pardonne facilement à son fils ses écarts de conduite. Les années passent. Chacun a refait sa vie, très loin de l'autre. Jusqu'au jour où Jeremy disparaît mystérieusement. Fugue ? Kidnapping ? Pour sauver ce qu'elle a de plus cher, Nikki n'a d'autre choix que de se tourner vers son ex-mari qu'elle n'a pas revu depuis sept ans. Contraints d'unir leurs forces, Nikki et Sebastian s'engagent alors dans une course-poursuite, retrouvant une intimité qu'ils croyaient perdue à jamais.

Des rues de Paris au coeur de la jungle amazonienne
Un thriller implacable brillamment construit
Un couple inoubliable pris dans un engrenage infernal

Lecture à inscrire dans le challenge :

 

Editions Les Classiques de Poche
427 pages

Quatrième de couverture :

Un mécanicien de locomotive, tourmenté par une lourde hérédité, et qui ne s'entend vraiment qu'avec sa machine. Une femme qui semble née pour faire le malheur de tous les hommes qui l'approchent. Un jresuge péri de préjugés, prêt à renier la justice au profit de l'intérêt social et politique. Tels sont les personnages de ce drame, un des plus sombres qu'ait imaginé le romancier des Rougon-Macquart.

Ce que j'en ai pensé :

L’histoire se déroule dans le monde du chemin de fer, c’est entre deux gares que nous faisons connaissance des héros, que les passions se dévoilent et que de grands drames arrivent. Jacques Lantier et sa locomotive qu’il appelle avec tendresse « La Lison » forment un couple du progrès. Depuis quatre ans qu’il l’a conduit Jacques l’aime comme il aimerait une femme, il en a conduit bien d’autres, mais celle-ci a des qualités rares, elle est douce, obéissante, facile au démarrage et marche régulièrement. Jacques serait un homme heureux s’il ne souffrait d’un mal qu’il doit sans doute à son hérédité. Il  est le fils de Gervaise Macquart et de Jacques Lantier, est-ce pour cela  qu’il souffre d’une folie d’homicide ? Quand une femme l’attire et qu’il éprouve le désir physique pour cette femme celui-ci s’accompagne d’un irrésistible besoin de la tuer.  Il éprouve des douleurs violentes dans la nuque et le crâne, un grand frisson commence à lui gagner les membres et l’épouvante s’accompagne de pulsions meurtrières auxquelles il n’arrive pas à échapper. C’est lors d’une de ces crises qu’il arrive à surmonter en fuyant Flore qu’il est témoin d’un crime, un homme est poignardé et jeté hors de son wagon sur la voie ferrée. Pour éviter le scandale que pourrait révéler les turpitudes de la victime, le vieux Grandmorin, grand personnage fort influent et compromis, la justice arrête un marginal avant de le relaxer. Cette brève enquête a permis à Jacques de rencontrer Séverine. Les Roubaud ne vont pas être inquiétés pour le meurtre mais le ménage est brisé, Roubaud commence à jouer et Séverine va trouver du réconfort dans les bras de Jacques.
 
Du très grand Zola. Une lecture qui nous fait pénétrer dans les méandres de l’être humain. C’est un roman qui tourne presque toujours autour de la mort, les personnages tuent et semblent n’en éprouver aucun remords ou du moins bien peu, la vie continue. Roubaud se met à jouer, il perd beaucoup,  et même après avoir bien juré qu’il ne toucherait pas à l’argent du délit, il  le dépense sans compter, Séverine doit réfléchir pour s’émouvoir de l’abomination du crime auquel elle a participé puis très vite l’image s’efface, elle retombe à son calme, souriante avec son visage innocent et devient tendre avec son  grand amour pour Jacques tout en le poussant malgré tout à tuer son mari gêneur, Jacques est poursuivi par ses pulsions, on le voit étouffer et lutter contre l’abominable frisson qui lui gagne les bras et les jambes,  Flore n’hésite pas à faire dérailler un train pour tuer l’homme qu’elle aime et sa maîtresse. Mizard empoisonne sa femme pour avoir ses mille francs et pendant ces temps-là les trains  passent et repassent. En fin de compte il n’y a que La Lison qui n’est pas coupable dans cette histoire. Un roman qui réunit le monde du crime et le monde judiciaire où l’écriture est si belle, si envoutante que Zola nous transforme en  lecteur témoin de toute cette débauche. Les descriptions sont merveilleuses, les personnages hauts en couleur et leur histoire passionnante malgré la noirceur des chemins empruntés. Encore un très beau roman de la série des Rougon-Macquart.

Lecture faisant partie des challenges 


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