Editions Gaïa
410 pages
J'avais sept ans quand j'ai décidé de tuer ma mère. Et dix-sept ans quand j'ai finalement mis mon projet à exécution ».
Ce que j'en ai pensé :
Eva, la narratrice, l'annonce dès le début, elle a décidé de tuer sa mère et elle l'a fait. C'est ce qu'elle confie à son journal, un carnet que lui a offert sa petite fille pour ses cinquante-six ans.

Mis à part l'aspect tragique de ce roman, je me suis régalée en le lisant. C'est une lecture limpide et rigoureuse, intense, prenante, intime et courageuse, pleine de sentiments contradictoires, parfois tendres mais souvent incisifs. Au fil des mots, Eva raconte principalement et avec précision sa relation destructrice avec sa mère. L'aspect tourmenté de cette petite fille face à une mère tyrannique n'a pu que m'émouvoir même si j'appréhendai ce qu'elle, pourtant si jeune, était capable de faire et la fin tragique de cette histoire mère-fille. Je me suis révoltée bien des fois face au comportement ignoble de la mère d'Eva, certaines situations devenaient extrêmement pénibles. Je suis restée tendue et oppressée face aux agissements de cette jeune fille, qui n'hésite pas à échafauder des plans assez atroces pour préparer sa vengeance, mais malgré tout je n'ai pu m'empêcher de m'attacher à elle. C'est un roman qui par moments donne la chair de poule comme par exemple le sort réservé à ce chien Buster et à ses oreilles, de la compassion pour Björn pour qui la punition infligée est des plus cruelles, on se demande bien jusqu'où est capable d'aller cette fillette pour assouvir sa sentence, quelle force intérieure la pousse même si on en connaît le dénouement et comment après ce matricide ne pas la sentir coupable ?. Un roman que j'ai trouvé remarquable et passionnant, d'une grande intensité émotionnelle et impressionnant à bien des égards. Malgré tout l'intrigue est agrémentée de petites touches d'humour, de passages tendres ce qui permet de sourire un peu.
Quatrième de couverture :
Eva cultive ses rosiers. A cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu'elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants et une vieille dame acariâtre dont elle s'occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu'on l'évoque dans l'atmosphère feutrée d'une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l'a jamais aimée.
Très tôt, Eva s'était promis de se venger. Et elle l'a fait, avoue-t-elle d'emblée à son journal intime.
Un délicieux mélange de candeur et de perversion.
Une lecture a ajouter dans le challenge :
Quatrième de couverture :
Eva cultive ses rosiers. A cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu'elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants et une vieille dame acariâtre dont elle s'occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu'on l'évoque dans l'atmosphère feutrée d'une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l'a jamais aimée.
Très tôt, Eva s'était promis de se venger. Et elle l'a fait, avoue-t-elle d'emblée à son journal intime.
Un délicieux mélange de candeur et de perversion.
Une lecture a ajouter dans le challenge :
2 commentaires:
tu me le prêtes ? :)
Comme tu le sais, je n'ai pas adhéré à ce roman et au comportement d'Eva.
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